Huit cercueils pour une femme et ses 7 enfants

L’émotion était à son comble à la morgue de l’hôpital laquintinie de Douala vendredi 15 mai. La douleur était insoutenable. Les visages étaient serrés. Les cercueils étaient là alignés qui attendaient leurs locataires. Une dame, la quarantaine entamée et ses sept enfants âgés de 2 à 18 ans. Tous transformés en torches humaines au cours d’un incendie qui s’était déclenché à leur domicile familiale au quartier Mboppi « km 5 » le jeudi 12 Février 2015 Autour de 21H30mn. Depuis lors, leurs corps avaient été transportés à la morgue de l’hôpital laquintinie.

Dans la salle, les morguiers se battaient pour mettre en forme et habiller ce qui restait encore de ces « dépouilles humaines » afin de les mettre à la disposition de la famille. Par décence, nous n’avons pas filmé ces corps méconnaissables, nous contentant des seuls cercueils.

Le seul survivant de la famille, Sylvain Akoumé, époux de la victime et père des sept enfants qui se trouvait à son poste de travail le jour du drame était anesthésié par la douleur de la perte de sa famille. Soutenu par les membres de ses amis et proches, une seule issue s’offrait à lui « C’est Dieu qui a donné, c’est lui qui a repris, que son nom soit loué »

On se souvient que de la maison des Akoumé, ils ne restaient que des Poutres, planches et lattes carbonisées, débris jonchant le sol, restes de meubles calcinés. Et puis surtout, comment la maîtresse de maison et ses sept enfants, n’aient pas pu casser un des murs de la demeure, construite en matériaux provisoires, pour se sauver. Les sapeurs pompiers quant à eux avaient circonscrit le feu qui s’est limité à la concession que la famille Akoumé partageait avec son bailleur. Trois mois après, l’origine du feu reste inconnue.