Hubert Fotso Sobngwi repose à Mbo Bandjoun

Le journaliste de Crtv a été inhumé ce week-end devant une foule nombreuse venue lui dire adieu.

Humble. Convivial. Professionnel. Amoureux du travail bien fait. Généreux. Journaliste dans l’âme… Les qualificatifs ont abondé samedi dernier pour qualifier l’œuvre laissée par Hubert Fotso Sobngwi. Le journaliste de Crtv décédé le 4 septembre dernier a été inhumé samedi dernier devant une foule nombreuse d’amis, de frères et sœurs et même d’autorités venus d’horizons divers.

Chacun a tenu à accompagner à sa dernière demeure celui qui aura partagé leur vie durant un peu plus d’un demi-siècle. Et lorsque le cercueil contenant son corps est déposé dans la fosse, les uns et les autres ne peuvent retenir des pleurs. Son frère cadet, Théophile Sobngwi, entre deux sanglots, indique que son grand-frère, Hubert, a toujours été un modèle pour eux, un leader qui les exhortait toujours à travailler mais surtout à aimer leur pays. « C’était un patriote. Un homme intègre. Le souvenir que nous gardons de lui, c’est que nous devons travailler pour être excellents dans tout ce que nous faisons ».

Son ami de longue date, Lucien Bela, lui, parle de quelqu’un d’humain et d’altruiste qui aimait rendre service à son entourage. Aussi, demande-t-il au fils aîné du défunt, François-Agnely, d’accepter la disparition de son père avec détermination et surtout de prendre soin de ses deux sœurs cadettes, Clara Virginie et Jacquie-Marcelle, ainsi que de leur maman Irène Hortense, éplorées. Le fils d’Hubert retient que son père était un homme intègre, respectueux, simple et toujours à l’écoute des autres. Les nombreux collègues d’Hubert à la Crtv où il aura passé l’essentiel de sa carrière avant de prendre sa retraite pleurent un professionnel qui a été de tous les combats et qui savait se surpasser dans son travail.

Le pasteur proposant de l’Eglise évangélique, Guy Moumi, à travers des textes tirés des Saintes Ecritures, rappelle à l’assistance présente ce qu’est la grandeur d’un homme et l’humilité. Tout en dénonçant les maux et travers de la société actuelle, il exhorte les uns et les autres à vivre une vie d’amour, de piété, de don de soi, bref, d’enfant tout simplement. « L’enfant est le prototype de ceux qui aspirent au royaume de Dieu ».