Horreur à Bafoussam : Un macchabée dans une case

Horreur à Bafoussam : Un macchabée dans une case

Il a été découvert par des voisins à la suite des odeurs âcres qui les envahissaient.  Landry Yoyo Takoubé n’est plus de ce monde.  Ce jeune de 27 ans a été fauché par la mort dans circonstance jusque là flou.

Son corps a été retrouvé en état de pourrissement avancé autour de midi ce vendredi 10 janvier 2014 dans case qu’il habitait au quartier Banengo 1, tout près de l’église pentecôtiste chrétienne du Cameroun (Epcc). Selon des voisins, une odeur de pourri s’était emparée du quartier depuis deux jours. Mais les recherches en vue de repérer la provenance de cette odeur étaient jusque là vaines. À cause de son insistance, les voisins n’ont pas lâché prise. «Le matin j’ai encore ressenti cette odeur bizarre.

J’ai fouillé tout mon entourage croyant que c’était une poule ou un animal pourrie. Je n’ai rien vu, constatant tout de même que l’odeur provenait de la case de mon voisin. Et quand j’allais à l’école, j’ai informé ses frères», raconte Calvin. «Nous sommes allés informer la gendarmerie. Lorsque les gendarmes sont venus ouvrir la porte, on s’est rendu compte que c’était mon oncle qui était mort», renchérit A Fotié, neveu du défunt.

Selon ce dernier, au moment de la découverte macabre, le corps était allongé au lit et enseveli d’une couverture. Des sources familiales, Yoyo, comme l’appelaient affectueusement ses proches, était introuvable depuis quatre jours. «Depuis lundi (le 6 janvier 2014, ndlr), nous ne l’avons pas vu..», confie un proche de la victime.

Circonstance du décès

Pour l’heure ni la famille, ni la brigade des recherches qui ouvert une enquête, ne donnent avec exactitude les circonstances de cette mort. Surtout qu’aucun indice, pouvant laisser penser à un suicide n’a été trouvé  dans la case de la victime. Toutefois, les proches de Landry Takoubé, employé d’une société de gardiennage, n’excluent pas l’hypothèse d’un meurtre.

Ils se fient aux menaces que leur frère subissait de certaines personnes qui se réclamaient propriétaires de la parcelle qu’occupait la victime. En effet, révèlent-ils, depuis le décès du père du défunt, certaines personnes se sont présentées quelques temps plus tard, arguant être les nouveaux propriétaires de leur concession. Les menaces de ces derniers apprend-on, vont contraindre les frères de la victime à déserter « leur maison ».

«Takoubé avait décidé de ne pas quitter leur patrimoine familial. Il disait que ceux là doivent le tuer avant d’arracher leur maison », témoigne sous cape, un proche de la famille. Celui-ci ajoute que le jeune homme de 27 ans est épileptique depuis son enfance, mais sa santé était sous contrôle grâce aux médicaments qu’il prenait mensuellement.

Après le constat effectué par la gendarmerie en compagnie d’un médecin légiste, le corps a été abandonné à la famille qui s’est chargé de l’inhumation le lendemain de la triste découverte.

 

camernews-Bafoussam-Centre

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