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Hopital general de Yaounde : Deux rapports financiers dans un conseil d’administration

Hopital general de Yaounde : Deux rapports financiers dans un conseil d’administration

Durant les travaux dirigés par le nouveau président dudit conseil, deux rapports financiers ont été déposés sur la table. Celui du contrôleur financier qui présentait un état de dépenses de 4 milliards de Fcfa et celui du directeur général Ndam Ndjitoyap Elie Claude et son ancien agent comptable à hauteur de 09 milliards de Fcfa.

Les travaux du conseil d’administration de l’Hôpital général de Yaoundé étaient vivement attendus non seulement au sein de l’opinion publique, mais aussi, par le personnel. La raison était simple, depuis un certain temps, l’Hôpital général de Yaoundé alimente l’actualité des faits divers avec entre autres les décès des patients, l’interpellation du personnel soignant et des pratiques occultes.

Les travaux avaient donc les  allures d’un « conseil de guerre » pour tenter de trouver une thérapie afin que cette formation hospitalière retrouve sa sérénité d’antan. De nombreux dossiers brûlants étaient sur la table du président, parmi lesquels, le principal point d’achoppement entre le DG et le PCA à savoir l’adoption du budget 2015-2016. Le directeur général, selon des sources internes, avait proposé une somme de 11 milliards de Fcfa au titre du budget.

Ainsi, les membres du conseil d’administration se retrouvent avec deux rapports financiers sur la table. Le contrôleur financier, madame Elomo a présenté un état de dépenses de 4 milliards de Fcfa. Le directeur général de son côté a présenté un état de dépenses de 9 milliards de Fcfa. Pour la plupart des membres du conseil, il était impensable qu’il y ait deux rapports financiers pour une même structure. La preuve d’un climat malsain qui prévaut à l’Hôpital général de Yaoundé. Une source révèle qu’il y aurait eu certains paiements qui n’ont pas obtenus des visaset n’ont été versé auprès du contrôleur financier, plutôt, chez le directeur général même si cela ne relevait pas de sa compétence.

Dans un embarras à nul autre pareil, les membres du conseil ne savaient où mettre la tête. En plus de ce problème lié à l’adoption du budget, et les deux rapports financiers sur la table, le conseil a également planché sur les procédures d’exécution de certains marchés. Le premier marché à problème est celui de l’épuration des eaux situé derrière la morgue. Des sources indiquent que le prestataire a déjà reçu l’intégralité des sommes conclues mais sur le terrain les travaux sont arrêtés. Au niveau de la radiothérapie, le chantier piétine tout comme celui de la banque de sang.

Des sources proches du dossier affirment que ce sont ces fameux marchés qui ont coûté à l’ancien PCA Charles Etoundi Borromée son poste. Ce dernier aurait tenté d’en savoir un peu plus sur ces marchés payés mais dont les travaux n’ont jamais été livrés. Un rapport d’un autre membre du conseil d’administration adressé à la tutelle serait à l’origine de l’éviction de Charles Etoundi du poste de président du conseil d’administration.

Aujourd’hui, le nouveau PCA Atangana Ignace vient de donner un coup de pied dans la fourmilière pour faire la lumière dans ce véritable serpent de mer qu’est devenue la gestion des chantiers de l’Hôpital général de Yaoundé. En fait, certains documents auxquels nous avons eu accès dévoilent que les différents chantiers devaient être livrés au mois de décembre 2015, dans la mesure où le plan triennal devrait s’achever en 2015. L’Hôpital a eu une rallonge d’un an. Aujourd’hui, arrivé au mois de juillet 2016, rien ne présage qu’au mois de décembre de cette année qui est la date butoir à laquelle les chantiers seront livrés.

Atangana Ignace tiendra-t-il le coup face à la  machine Ndam Ndjitoyap « tombeur » des présidents du conseil d’administration, curieux et soucieux de remplir pleinement leurs cahiers de charges ? On croise les doigts.

La corruption rampante et l’arnaque des patients

Autre front sur lequel le nouveau PCA et les autres membres sont attendus, la lutte contre la corruption rampante qui est devenue endémique à l’Hôpital général de Yaoundé. Il est difficile de comprendre qu’une grande structure comme l’Hôpital général de Yaoundé puisse fonctionner sans une commission locale de lutte contre la corruption comme c’est le cas dans d’autres formations sanitaires d’envergure.

En fait, les informations recoupées sur  place font état de ce que cette commission existe sur du papier avec six membres et un budget de fonctionnement de 3.500.000 Fcfa. Entre temps, les membres n’ont jamais tenu de réunion. La question est désormais de savoir où va le budget de fonctionnement défalqué chaque année pour cette structure ?

Il faudrait certainement entrer dans les secrets du DG pour savoir pourquoi cette commission n’est pas fonctionnelle bien que les membres soient connus et que chaque année une somme de 3.500.000 francs est débloquée sur le budget de l’hôpital pour assurer son fonctionnement.

Absence de communication interne

Comment fonctionnent l’Hôpital général de Yaoundé dans un contexte, où il n’existe aucune communication interne ? S’interrogent certains observateurs. Des informations en notre possession révèlent qu’on continue de payer le nommé Bilong Dieudonné, un enseignant engagé par le directeur général. Ce dernier n’a été ni recruté, encore moins détaché.

 

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