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Hommage : l’adieu des diplomates africains à André Fotso

Hommage : l’adieu des diplomates africains à André Fotso

Ils étaient parmi les nombreuses personnalités venues accompagner la dépouille du président du Groupement Inter-patronal du Cameroun à sa dernière demeure.

Sous un fond de musique religieuse, devant un parterre d’invités venus de plusieurs coins du continent africain, les témoignages se succèdent dans une salle transformée en lieu de culte pour la circonstance. Dans ce somptueux espace du Groupement Inter-patronal du Cameroun (Gicam) ce 14 septembre, presque tous vêtus de noir, ils disent ce qu’ils pensaient de André Fotso, qui a été arraché à la vie le 02 août par une cruelle maladie.

Les adieux des uns et des autres laissent le public en larme. Sensibles à de tels événements, certaines femmes ont prévu des mouchoirs qu’elles passent de temps en temps sur leurs visages. Les propos des amis et collaborateurs du patron du Gicam sont différents, mais de plus en plus touchants. Chacun des intervenants semble avoir eu une relation particulière avec cet homme que tous qualifient d’«exceptionnel . L’assistance est choquée à l’idée de croire que le patron des patrons camerounais ne présidera plus une réunion économique dans cette salle, comme il en avait l’habitude.

«Apatride»

Ses actions avaient des retentissements nationaux, mais aussi continentaux. Plusieurs ambassadeurs africains accrédités au Cameroun l’ont fait savoir au cours de leurs témoignages. Selon ces diplomates, M. Fotso «était un maillon fort de la coopération entre le Cameroun et ses partenaires internationaux». Merzak Bedjaoui, l’ambassadeur de l’Algérie au Cameroun qui ouvre le bal des interventions des diplomates, a eu le temps de connaître l’homme. A l’en croire, André Fotso, très dynamique et entreprenant avec «sa voix rauque», connaissait le potentiel de son pays. Le diplomate algérien se rappelle que le président du Gicam mettait un accent particulier sur la relation entre pays africains.

Le Magrébin promet, pour poursuivre le chantier, de mettre en oeuvre la feuille de route de la coopération «algérino-camerounaise» qu’ils avaient élaboré ensemble. Paul Patrick Biffot, l’ambassadeur du Gabon quant à lui, n’a pas eu l’honneur de rencontrer le président Fotso de son vivant. «Je n’ai pas préparé de discours, car j’ai décidé de laisser parler mon coeur», lance d’emblée le gabonais au moment de prendre la parole pour rendre un hommage à celui qu’il a connu à travers les médias, les correspondances et parfois les appels téléphoniques.

Au Gabon, apprend Paul Patrick Biffot, le nom André Fotso inspire la réussite. Ce qui fait que le pays de Ali Bongo Ondimba aurait voulu bénéficier de l’expertise de «ce grand bâtisseur» en faveur des Petites et moyennes entreprises (PME) gabonaises. Profitant de l’occasion M. Biffot a plaidé pour qu’il y ait un cadre de relation formelle entre les milieux d’affaires camerounais et gabonais.

 

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