Hollande-La Haye: Le procès de Gbagbo à la CPI aura t-il un impact sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ?

Hollande-La Haye: Le procès de Gbagbo à la CPI aura t-il un impact sur la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire ?

La Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale a confirmé le 12 juin dernier quatre charges de « crimes contre l’humanité » à l’encontre de Laurent Gbagbo, qui est donc renvoyé en procès devant une chambre de première instance. Une décision qui intervient dans un contexte pas toujours agréable entre le gouvernement et le FPI.

L’avocat de l’ex-chef de l’État ivoirien, Me Emmanuel Altit, a dit se féliciter de cette décision, affirmant que son client « voulait un procès » afin que « la vérité soit dévoilée ». Le camp Gbagbo se dit en outre « en position de force juridique », l’un des trois juges qui a statué s’étant prononcé contre la tenue du procès en raison d' »éléments de preuve encore insuffisants ». « Cet évènement sera l’occasion de faire de le procès de tous ceux qui ont déstabilisé la Côte d’Ivoire, de tous ceux qui avaient un intérêt à répandre la violence

La confirmation des charges contre l’ancien président Laurent Gbagbo, est une « étape majeure » dans la lutte contre l’impunité en Côte d’Ivoire, a jugé le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH) dans une déclaration rendue publique le 13 juin dernier

Le procès qui va s’ouvrir permettra d’établir ou non la culpabilité de Laurent Gbagbo

Le Front Populaire Ivoirien (FPI) créé par l’ex-Président Laurent Gbagbo n’a pas apprécié le renvoi en jugement de son créateur par la Cour pénale internationale (CPI). Ce parti d’opposition a marqué son mécontentement jeudi en estimant que cette décision compromet la réconciliation en Côte d’Ivoire.

Le FPI continue à appeler de ses vœux le retour au pays de son Gbagbo. C’est une de ses conditions pour une réconciliation pleine et entière avec le pouvoir en place.

Cette décision de la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale intervient alors qu’en Côte d’Ivoire, un climat de méfiance prévaut entre le pouvoir et l’opposition, malgré les déclarations de disponibilité aux discussions de part et d’autre.

Le Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo, formule plusieurs critiques à l’encontre du pouvoir, portant notamment sur la restriction des libertés dont ses militants font l’objet. Le dernier épisode en date concerne l’interdiction d’une veillée de prières pour exiger la libération de Laurent Gbagbo, qui était prévue ce jeudi soir sur une place de Yopougon par la jeunesse du parti. Pour empêcher ce rassemblement, le pouvoir a bouclé le quartier en déployant un impressionnant dispositif de forces de l’ordre, ont rapporté des témoins. Il y a une semaine, le FPI a été l’objet d’une autre interdiction. Le déplacement que le président du FPI, Pascal Affi N’Guessan, devait effectuer à Odienné, dans le nord-ouest du pays pour rendre visite à l’épouse de l’ex-chef d’Etat ivoirien, Simone Gbagbo, elle-même réclamée par la Cour pénale internationale. Après avoir reçu un accord verbal, Pascal Affi N’Guessan n’a finalement pas pu s’y rendre.

Concernant le dialogue politique repris récemment entre le FPI et le gouvernement, après une suspension de deux mois, chacune des deux parties demande à l’autre de faire des gestes de bonne volonté afin d’amorcer un véritable processus de réconciliation.

Le procès de Laurent Gbagbo à la CPI aura t-il un impact sur la réconciliation en Côte d’Ivoire ? Telle est la question de la semaine

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