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Henriette Ekwe: «Les subventions accordées à la presse privée sont scandaleusement faibles»

Henriette Ekwe: «Les subventions accordées à la presse privée sont scandaleusement faibles»

Une des plus grandes figures de la presse camerounaise, elle accuse l’Etat de maintenir volontairement les journalistes de la presse privée camerounaise dans la précarité.

Pour Henriette Ekwe, une des journalistes les plus expérimentés de la presse camerounaise, l’Etat se moque  de la presse privée en lui accordant chaque année une subvention dérisoire. « Je crois que l’Etat camerounais ne respecte pas ce métier et tient à ce que la presse privée parce qu’elle est plus critique, sombre dans la déchéance. Les subventions accordées à la presse privée sont scandaleusement faibles. C’est pour que cette presse ne survive pas et qu’elle soit obligée de maintenir ses journalistes dans la précarité... », Pense l’ancienne directrice de Publication du journal Bebela. Elle appelle le Gouvernement à revoir à la hausse les subventions accordées à la presse privée pour permettre aux hommes de médias camerounais de faire du « bon journalisme ». « En Côte d’Ivoire, c’est à peu près un milliard et demi (de subvention à la presse privée par an, ndlr), au Gabon, c’est deux milliards. Vous ne pouvez pas donner à un quotidien 4 millions pour l’année et dire qu’on a donné une subvention », regrette-t-elle.

Henriette Ekwe, que Cameroon-Info.Net a rencontrée en marge d’un point de presse organisé par le bureau provisoire du Syndicat National des Journalistes du Cameroun, ce jeudi 05 mars 2015, pense que l’autre combat de cette organisation qui regroupe l’immense majorité des journalistes camerounais doit être de mettre les patrons de presse au pas, en ce qui concerne le traitement de leurs employés. « Nous avons combattu plusieurs fois pour aller voir les patrons de presse quand il y avait des licenciements abusifs, quand il y avait des situations précaires, c’est donc la responsabilité du syndicat de se battre pour que les journalistes ne soient plus dans la précarité. Nous tenons à ce que les journalistes soient vivants et bien portants et qu’ils fassent un métier qui les passionne parce que beaucoup de journalistes auraient pu faire autre chose mais ils aiment ce métier parce que c’est un métier passionnant où les sujets changent chaque matin et où il y a une diversité d’approche, une diversité d’appréciation, c’est ça qui fait la fraicheur du métier de journaliste et aussi ses difficultés », a indiqué la chroniqueuse.

 

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