Guerre contre Boko Haram – Rapports: Plus de 3 500 civils tués en 2015 par Boko Haram

Le mois de Juillet fut particulièrement sanglant d’après un rapport du bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU.

Selon des rapports d’Amnesty International et du bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), plus de 3 500 civils ont été tués l’an dernier au Cameroun, au Tchad, au Nigeria et au Niger dans des différentes attaques de Boko Haram.

«Malgré la progression des forces armées, les attaques menées par Boko Haram au Nigeria, au Cameroun, au Tchad et au Niger ont fait au moins 1 600 victimes depuis le début du mois juin. Ce qui porte le bilan à 3 500 morts au moins pour l’année 2015», relève le rapport d’Amnesty International.

Juillet fut le mois le plus meurtrier selon Ocha. La ville de Maroua avait été frappée en plein cœur par un double attentat-suicide qui avait fait une quinzaine de morts et 32 blessés le 22 juillet 2015. Le Nigeria avait enregistré 25 morts le samedi 25 juillet 2015 lors d’une attaque de Boko Haram dans le village de Maikadiri, se trouvant dans le district de Madagali, dans l’Etat de l’Adamawa.
Le Tchad n’a pas été épargné en Juillet par la secte nigériane. La capitale Tchadienne, Ndjamena, avait été frappée pour la deuxième fois le 12 juillet 2015 après l’attentat du 15 juin. 15 tchadiens avaient trouvé la mort ce jour-là lors de l’explosion d’un kamikaze déguisé en femme au marché central de Ndjamena.

Depuis près de deux mois, la secte semble être en position de faiblesse face à la détermination des armées de la sous-région. Mais cette baisse en régime n’est pas une fin de la guerre, prévient l’ONU. «Boko Haram continue de représenter une menace pour la stabilité, la paix et la sécurité de la région. Le groupe a accru ses attaques contre des cibles civiles et militaires dans la région du bassin du lac Tchad, notamment au Cameroun et au Tchad, entraînant une détérioration supplémentaire de la situation sécuritaire, économique, humanitaire et en matière de droits de l’homme», a dit le Représentant spécial du Secrétaire général pour cette région, Abdoulaye Bathily lors d’un exposé devant les membres du Conseil de sécurité le 8 décembre dernier.