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Guerre contre Boko Haram : il ne faut pas se mentir, le Cameroun est sous-équipé !

Guerre contre Boko Haram : il ne faut pas se mentir, le Cameroun est sous-équipé !

Il y a peu, un constat avec fierté a été établi du fait que la puissance de feu du pays de Paul Biya est passée du simple au triple grâce aux efforts que le gouvernement fait avec l’appui des pays occidentaux dans la lutte contre les fous de Sambisa.

Mais seulement voilà, triplée ou pas, la puissance de feu du Cameroun est minable face aux enjeux actuels. Par exemple, en 1945, le général Chukov, avant de lancer l’assaut final sur Berlin, avait aligné, à distance de 5m d’écart, 1000 canons de 145mm soit 5 km d’enfer et fait pleuvoir en 3h de temps sur la ville, 2 millions d’obus ! Et cela, c’était il y a 70 ans ! Le Cameron aujourd’hui peut-il aligner dans le front du Nord 1000 canons de 145mm ? Dans toutes ses réserves d’armes, dispose t-il de 2 millions d’obus ? Certainement pas !
Le tank, l’ami de toutes les guerres de ce siècle

Le Cameroun n’a certainement pas de tank, ou peu ; là où les américains déploie le char Abraham et les russes le T-49. Déjà, une guerre sans tank ne se comprend pas et n’a pas de sens. Comment défoncer les lignes ennemies et progresser vers la victoire ? Au Cameroun, la réponse est simple : on ne fait rien, on n’attaque jamais l’ennemi, on attend toujours que boko haram vienne quand il veut, comme il veut et où qu’il veut pour attaquer le premier, et les camerounais se contentent de riposter. De toutes les histoires de guerre, seul le Cameroun a crée un précédent : attendre toujours patiemment que ce soit son ennemi qui l’attaque à sa guise ! Et il s’en plait ! Même quand son voisin direct, de l’autre côté du fleuve El Beid était boko haram, cela avant que les tchadiens ne les chassent, le Cameroun attendait patiemment que leur méchants voisins traversent le fleuve pour les attaquer, disant qu’il s’agit  du Nigéria alors qu’il s’agissait plutôt du califat de Shekau ! Pourtant, ils auraient dû aller dégager ces diables de  Gambaru et remettre la ville au Nigéria. Seulement, le problème est simple : l’équipement nécessaire n’est pas là. Pour traverser la frontière, il faut en plus d’autres détails, un véhicule anti-mines qui n’explosera pas au moindre contact. Et il y en a pas !

Le canon, l’arme la plus utilisée

Le décompte du nombre et des différents modèles de canons que dispose l’armée du Cameroun sera certainement pauvre en chiffre : il y en pas pour une guerre or nous sommes en guerre.
Inutile de se mettre à citer les armes qui manquent, mais le Cameroun peut prendre les taureaux par les cornes : fabriquer ses armes !
Le Cameroun doit fabriquer ses armes…

Rares sont les pays qui ont obtenu une victoire militaire sur l’autre ou sur tout ennemi sans pouvoir fabriquer eux-mêmes leurs propres armes : que ce soient les allemands lors de la blitzkrieg ou les russes et américains lors de la victoire des alliés sans compter les japonais, tous avaient leurs usines d’armement.

Cela va couter cher, nécessiter beaucoup de tact et l’importation de nouvelles technologies, mais c’est encore mieux que  payer les armes tout le temps pour faire la guerre car à ce rythme, cela mettra le pays à genoux très vite. C’est vrai, le pays ne peut qu’en pâtir, mais il faut être intelligent dans les moments difficiles. L’armement et la chose la plus facile à obtenir, que ce soit dans le marché noir ou dans les échanges bilatéraux. Il faut seulement disposer des sous. Et le Cameroun est dans l’obligation d’en trouver et  choisir entre le noir et le bilatéral ce qui lui profite le mieux.

 

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