Guerre contre Boko Haram: Accusé de détournement dans la gestion des dons pour les soldats, le Colonel Martin Claude Owona puni par Paul Biya

Le Colonel Martin Claude Owona n’est plus le commandant de la Base aérienne 101 de Yaoundé. Il a été remplacé hier mardi 12 mai à la suite d’un décret du chef de l’Etat Paul Biya, par le Colonel Mvondo Menyengue Alfred.

Nommé et installé le 16 mars 2015, le Colonel Martin Claude Owona a été, contre toute attente, limogé le mardi 12 mai 2015. Soit 58 jours seulement passés à ce poste qui s’est avéré tellement juteux que Martin Claude Owona s’y est noyé. En effet, à en croire des sources sécuritaires, l’officier supérieur de l’armée camerounaise et certains de ses collaborateurs sont accusés d’avoir détourné des dons collectés auprès des âmes de bonne volonté en faveur des soldats engagés dans la guerre contre Boko Haram. A en croire nos sources, tout a commencé le jour même de l’installation de Martin Claude Owona. Le ministre de la défense, Alain Edgard Mebe Ngo’o, en invitant le promu à se montrer à la hauteur de la confiance placée en lui par sa hiérarchie, a mis à sa disposition, des dons en nature (plantains, sacs riz, ignames, viande, les bouteilles d’eau, savons, sardines, sacs haricots, huiles, pâtes alimentaires, farine, lait, etc.) offerts par les populations, les opérateurs économiques et plusieurs autres organisations. Mais, quelques semaines après, une bonne partie de ces dons s’est retrouvée en vente au marché noir. A la suite d’une dénonciation,  le réseau a été démantelé  Les personnes impliquées dans ce détournement, militaires et civiles, seront traduits devant la justice.

Voici exactement un an que le Cameroun, par la voix de Paul Biya, le président de la République et chef suprême des armées, a déclaré la guerre au groupe terroriste Boko Haram. Et ; depuis le front dans la région de l’Extreme-nord, certains soldats appellent des proches pour raconter leurs misérables conditions de vie, tout en faisant savoir que les dons collectés n’arrivent pas assez à bon port.