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Grippe aviaire: Les acteurs du secteur avicole attendent des compensations de la part du Gouvernement

Grippe aviaire: Les acteurs du secteur avicole attendent des compensations de la part du Gouvernement

Des vendeurs de volaille évoquent une marginalisation de la part du Ministère de l’Élevage des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA).

«Depuis le jeudi 26 mai dernier, date à laquelle la commercialisation de la volaille a été interdite dans le Département du Mfoundi, nous n’avons pas encore eu d’échange avec les représentants du Gouvernement», affirme Jean Paul Kamga, Secrétaire Général (SG) de l’Association Solidarité dans la Volaille (SDV) au marché Mvog-Ada, le plus grand espace marchand de volaille de la ville de Yaoundé.

«Mercredi dernier, les agents du MINEPIA, accompagnés des forces de sécurité, ont arrêté des vendeurs et saisi une centaine de poulets sans que nous n’ayons fait un procès verbal pour une éventuelle indemnisation», poursuit-il, indigné, dans les colonnes du journal Mutations paru le lundi 6 juin 2016. D’après le SG de l’Association SDV, les éleveurs ont droit à des mesures. «On leur propose un marché de  témoin pour écouler leurs marchandises, tandis que, nous, nous n’avons aucune suggestion des autorités», déplore-t-il.

De plus, pour liquider ces marchandises, le service vétérinaire doit effectuer des visites dans les fermes. Si après évaluation aucune pathologie n’est détectée, on accorde aux éleveurs un certificat sanitaire qui les autorise à vendre leur volaille. Cette résolution a été prise apprend-on, vendredi dernier au cours d’une rencontre entre les responsables du MINEPIA, les vendeurs et les éleveurs, à la délégation régionale  du Centre. Mais pour l’Association, ce n’est pas une solution qui convient aux éleveurs. «Elle joue en notre défaveur. Nous restons toujours au chômage. Nous sommes laissés pour compte», déplore Jean Paul Kamga.

Si l’on en croit Gaston Mayebe, Délégué régional du MINEPIA pour le Centre, l’échange du vendredi 3 juin 2016 avait pour but de sensibiliser et de faire des propositions aux opérateurs de la filière. «Nous voulons les identifier par Arrondissement. Le secteur doit être organisé. Il doit avoir une traçabilité de la ferme jusqu’au marché. Des surveillants seront nommés», a-t-il déclaré. Dans le monde, la grippe aviaire affiche un bilan de plus de 400 décès depuis 2003.

 

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