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Gestion des réfugiés: Voici les vraies raisons du départ volontaire des réfugiés nigérians du camp de Minawao

Gestion des réfugiés: Voici les vraies raisons du départ volontaire des réfugiés nigérians du camp de Minawao

Beaucoup de personnes sont parti de leur Nigéria natal simplement parce qu’elles croyaient trouver de meilleures conditions de vie dans le camp ouvert en 2013.

Selon les explications de Luka Isaac, représentant du président des réfugiés nigérians du camp de Minawao les premiers réfugiés au camp de Minawao sont ceux qui sont arrivés le 2 juillet 2013. «Ce camp a ouvert avec ces derniers et personne n’a bougé. Cette vague est prête à supplier pour rester. Ce sont eux les vrais réfugiés», affirme-t-il dans une interview accordée à Mutations en kiosque ce lundi.

Selon Luka Isaac, les vrais réfugiés qui sont au Cameroun sont ceux qui ont quitté le Nigéria sous la pression de la menace terroriste. «On ne peut pas retourner sans savoir ce qui se passe chez nous. Actuellement, on ne sait pas ce qui se passe exactement dans nos localités qu’on a désertées, on ne sait pas si la paix est totalement revenue, s’il y a la sécurité. C’est le préalable que tout réfugié doit savoir», explique-t-il.

Sur les départs volontaires enregistrés depuis un certain temps au camp de Minawao, l’interviewé se veut clair: «Beaucoup sont venus comme des moutons qui cherchent de la bonne herbe pour brouter. Parmi nous, il y a beaucoup de gens qui sont venus simplement parce qu’ils croyaient que les conditions de vie étaient meilleures dans le camp, ce ne sont pas du tout les gens chassés par Boko Haram en réalité».

Et comme après quelque temps passé au camp ils voient que la ration et d’autres commodités ont beaucoup diminué, ils choisissent de repartir dans leurs villages au Nigéria «continuer avec leurs activités économiques ou agropastorales. Ils disent qu’on les a trompés en leur promettant le paradis au camp. Mais après, ils ont constaté qu’il n’y a pas à manger, pas d’eau, pas de bois et que leur déplacement sont limités. Et ils disent qu’il y a tout cela dans leurs villages qu’ils ont laissés. Maintenant, ils regrettent et repartent».

En ce qui concerne la situation actuelle au camp de Minawao, «le Haut-Commissariat pour les Réfugiés a dit que celui qui veut partir a le champ libre. Il n’y a pas des départs dans de gros camions, mais il y a des gens qui partent par petits nombres dans leurs villages ou d’autres localités du Nigéria où il y a la sécurité. La route est ouverte pour tous ceux qui veulent rentrer au Nigéria. Mais le problème, c’est de s’assurer qu’il y a la sécurité où tu vas», conclut Luka Isaac.

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