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Gestion collective des droits d’auteurs de l’art musical/Moni Bilé: « Nous sommes une société civile. Nous ne sommes pas une société du ministère de la culture, qui du reste ne légifère pas, ne décrète rien pour la société les artistes, c’est terminé ! « 

Gestion collective des droits d’auteurs de l’art musical/Moni Bilé: « Nous sommes une société civile. Nous ne sommes pas une société du ministère de la culture, qui du reste ne légifère pas, ne décrète rien pour la société les artistes, c’est terminé !  »

Exaspéré par la récente sortie du ministre des arts et de la culture Narcisse Mouelle Kombi, des artistes tel que Moni Bilé sont allés crier leur ras-le-bol le 26 juillet 2017 auprès du 1er ministre Chef du gouvernement. Comme pour l’inviter à recadrer son élément ont laissé entendre certains manifestants

 » Le ministre ne doit pas s’immiscer dans l’histoire des artistes.Nous sommes une société civile. Nous ne sommes pas une société du ministère de la culture, qui du reste ne légifère, pas ne décrète rien pour la société les artistes, c’est terminé ! C’est terminé les histoires de petites magouilles, de petits fonctionnaires véreux qui veulent s’empiffrer des droits d’auteur des artistes . En 2017 au Cameroun ? 2 ans sans répartition ? Ce n’est pas possible, on est où là ?  » C’est là une attitude de l’artiste Moni Bilé. Ténor du Makossa totalisant plus d’une soixantaine de composition, l’auteur des disques d’or « Osi tapa lambo lam  » et  » chagrin d’amour « , ce mercredi 26 juillet 2017 n’était pas d’humeur à faire des caresses dans le sens du poil. La voix colérique Moni Bilé à tenu à dénoncer ce qu’il qualifie d’imposture. Il compte parmi les dizaines d’artistes et autres acteurs de l’art musical ayant initié une marche ce 26 juillet, avec pour point de chute le 1er ministère.

Acquis à la cause de la Cmc (Cameroon Music Corporation), ils étaient plusieurs dizaines à effectuer la marche, réaffirmant qu’ils n’acceptent pas la mise en place d’une nouvelle société de gestion collective du droit d’auteur de l’art musical, tel que voulu par le ministre des arts et de la culture Narcisse Mouelle Kombi. Pour eux ils faut s’en tenir à la décision de fusion-absorbtion de la Socam par la Cmc.

Parmi ces artistes, Jean-Pierre Essomè le père de « Jakarta », « Idiba », Tchakala », « La femme du voisin » et autres. À l’écouter, c’est à croire que le fantôme du ministre Tutu Muna est bien présent dans la maison des artistes  » . On se rend compte que le ministre des arts, un ministre qui est là depuis 2015. Il a reçu une feuille de route qui lui demande d’aller vers une fusion, où la Cmc absorbe la Socam (Société Camerounaise de l’art musical). Ce qui est juridiquement reconnu. Mais nous nous rendons compte qu’une fois de plus, le ministre actuel veut nous créer une nouvelle société comme le ministre précédent. Ama Tutu Muna nous en a créé 2 qui n’ont ni ramené la paix, ni permis aux artistes de vivre de leur art. » déclare Jean-Pierre Essomè, qui conclut en indiquant que: »Chaque ministre qui arrive au gouvernement veut créer une nouvelle société pour que ce soit une plate-forme de détournement de notre argent, nous disons non à ça.  »

Un autre présent lui aussi dans les rangs de la marche et qui n’a pas hésité à cracher son amertume, c’est Ama Pierrot. « Il y a un petit groupuscule d’artistes qui entourent le ministre pour soi disant lui donner des conseils. Je suis tellement navré, désolé . Moi Ama Pierrot j’ai 21 albums, 36 ans de carrière, 53 ans d’âge. J’ai déjà passé plus de 10 ans sans toucher mes droits d’auteurs. La roublardise est terminée. » vocifère l’artiste fait général par ses fans, le père du Korom Korom.

Au premier ministère point de chute de la marche, les artistes ont signé un mémorandum qu’ils ont déposé sur place à l’attention du premier ministre chef du gouvernement Philemon Yang.

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