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Georges Gilbert Baongla « Lapiro a été très ensemencé et a trahit les jeunes »

Georges Gilbert Baongla « Lapiro a été très ensemencé et a trahit les jeunes »

Depuis l’annonce du décès de Ndinga Man aux Etats Unis et le refus catégorique de la part de sa famille résultant des dernières volontés de celui-là qui a choisi de s’exiler pour mieux « contester » par ses interventions le régime d’Etoudi, plusieurs interrogations restant en suspend n’arrivent pas à cerner qui est ou devrait véritablement être appelé « Leader d’opinion ». Dans une quête de réponse, nous nous sommes adressés à une personne présentée jusqu’ici comme un homme de culture et homme politique à savoir Georges Gilbert Baongla.

Bonjour M. Baongla. Homme de culture, leader d’opinion, Homme politique, Président de groupe de presse, etc. sous quelle casquette voulez-vous qu’on vous présente ?

Aujourd’hui par définition je me présente comme promoteur d’une entreprise politique c’est-à-dire Président du Parti Républicain (PR).

Nous assistons depuis un certain temps au décès suspects de certains leaders d’opinions comme vous. Craignez-vous pour votre vie ?

NOOON ! Leaders d’opinions ce n’est pas de l’opportunisme. Leaders d’opinions c’est savoir déjà faire une traçabilité dans le domaine politique ou bien au niveau de la communauté nationale et internationale. Il y a des leaders d’opinions factices et opportunistes c’est-à-dire …… Vous savez avec l’avènement des tabloïdes et le pluralisme médiatique, il y a un certain nombre de leaders, d’opportunistes qui estiment que parler à travers un média c’est qu’on est fondé à dire un certain nombre de chose. Au moment où le Cameroun en a besoin, les instruments d’accompagnement ne sont pas assez nombreux comme les monstres géants que j’appelle aujourd’hui les supports de communication. Personne ne se faisant attendre mais il y a ceux qui se sont fait distinguer et je ne peux pas m’en vanter, mais je suis de ceux qui ont pensé qu’il fallait la liberté de presse et qu’il faut ce qu’on appelle un pluralisme médiatique au Cameroun.

Un certain nombre de personnes que je peux sans aucun doute citer comme les Pius Njawé, Severin Tchounkeu, moi qui suis en face de vous avec qui nous étions dans le « Leader Opinion’s » pensent que le mode opératoire ce sont les consultations à travers les mécanismes de communication. Cela n’a rien à voir avec le professionnalisme en ce qui concerne le type de personnes qu’on peut appeler Leader d’opinion.

Tout le monde peut aller dans une casserole communicationnelle et communiquer mais est-ce qu’on est en droit de dire un certain nombre de choses ! Le Cameroun aujourd’hui est devenu liberticide et il faut le dire. Les repères disons dans le professionnalisme ne sont pas soignés ou encore respectés, il y a très peu de professionnalisme. Aujourd’hui dans le monde la communication je mets 35% de professionnels et le reste sont des aventuriers. Donc leaders d’opinions en parlant de Lapiro de Mbanga car j’enchaine par là pour dire que Lapiro a été très ensemencé et a trahit les jeunes. Vous savez je suis dans l’histoire de l’avènement du parti (RDPC), beaucoup on crié à cor et à cri que le jeune Charles Ateba Eyene à 42 ans était un peu factieux dans son langage ; peut-être que s’était sa méthode de communication à lui demandant à ceux-là de lui pardonner. Au moment où il dénonçait, il fallait qu’en face, il y ait la riposte ou un débat de contre-expertise. Lorsque quelqu’un vous accuse dans un milieu vous avez le droit d’en faire une expertise contraire. En revenant sur l’histoire de Lapiro, celui-ci a trahit le Cameroun. En regardant comment certains médias parlent de cette mort, je déduis que ce sont des médias conneries. Charles Ateba Eyene est tombé, vous avez vu combien de médias y compris la CRTV faire un sorte de ramdam dessus. Alors que pour Lapiro, l’on parle d’un chansonnier qui a atterri sur la guitare. Quand il bénéficiait des outrecuidances qui concernent les avantages du gouvernement, les pots de Fochive, vous n’en parler pas ! Il a été fabriqué comme un talentueux garçon de Mbanga. Il a mangé dans la main du gouvernement ; il faut le dire ici. Je respecte ses obsèques ou sa qualité d’être aujourd’hui un Macchabée parce que tous nous passerons par là, mais je ne veux pas qu’on dise que c’était un leader d’opinion. Ce sont des gens qui ont triché avec la démocratie et beaucoup le savent.

Il a ses pairs qui sont au sein du gouvernement et qui y sont entrés par la porte de derrière aujourd’hui. Ceux-là qui ont pensé qu’ils faillaient casser le pont de Bonabéri ; vous pensé que c’est çà le leader Allez détruire les monuments, poussez les gens à la révolte! Il y a un seul Leader d’opinion que moi je connaisse c’est Yondo Black. C’est lui qui a mis en œuvre la démocratie dans ce pays. Faut pas tricher l’histoire. Tout le monde a pu voir Yondo Black. Celui-ci était un vaillant et illustre avocat qui a quitté sa profession pour étaler ses idées. Respectons-le. Nous étions en pleine mutation d’un régime néocolonial à un régime dans la phase promotionnelle de la démocratie. C’est entre ses deux régimes que nous étions. Aujourd’hui les gens veuillent tricher, vous croyez que Njeukam Tchameni c’est un leader d’opinion ! Un vendeur de cartes ! Vous allez me parler de Me Tchoungang des gens qui ont vendus des cartes au quartier Makea au quartier Congo entrée du Lycée des Jeunes Filles ! C’est ça que vous m’appelé leader d’opinion ! Njeukam Tchameni doit de l’argent au Fogape, il faudrait d’abord qu’il aille rembourser. Vous comprenez à peu près… Vous ne pouvez pas créer un système dont le système…. D’abord vous n’êtes pas d’accord avec le système mais vous voulez vous servir du système, vous voulez manger dans le système mais vous ne voulez pas respecter les repères de la république. Njeukam Tchameni doit de l’argent au Fogape ; est-ce qu’on vous a dis cela. Est-ce qu’on est leader d’opinion parce qu’on est maire de Mbanga. Les gens veuillent faire le repli identitaire. Quel est ce « kankan » dans tous les médias sur il est mort il est mort et puis quoi !!! Pourquoi l’on n’a pas fait cela pour Pius Njawé, pour d’autres qui ont fait mieux.

A 57 ans, car moi je suis cinquantenaire dépassé, cela veut dire que nous sommes dans la même tranche ; pourquoi il n’a pas fait le boulot que moi j’ai fait !!!   Les gens veuillent tricher et c’est ce que je ne veux pas. Qu’est ce qu’on veut nous dire ? Que Lapiro est subitement devenu le bon ? Je vous rappelle que Lapiro a utilisé les instruments de l’Etat sous le régime du Renouveau via Fochivé. Il y a une voiture de la DGRE qui a été brulé à Douala. Une Mitsubishi ou Pajero si je ne me trompe pas de marque. Lapiro en tant que Leader d’opinion était gardé par l’armée Camerounaise ; c’est quel genre de leader d’opinion ! Il était en contradiction avec lui-même !!! On ne va pas tronquer l’histoire. Moi je ne fais pas de repli identitaire. Les remerciements par rapport à ce qu’on a fait parce qu’à un moment, on a voulu imposer un certain comportement. Je vous dis pour la liberté de la presse, nous on a œuvré. Severin Tchounkeu à l’époque était même dans le RDPC. Il a dû se séparer de son parti et a accepter d’être un leader d’opinion. Pius Njawé a pris position, c’était un vaillant combattant. Nous sommes allés vers Reporters sans frontières avec Robert Menard. A l’époque, Robert Menard n’avait pas le droit de cité même au Cameroun ; c’est nous qui avons dit non : « la liberté de la presse, on va la conquérir ». Aujourd’hui simplement les gens trouvent que nous ont a fait des mises en places, ils viennent s’asseoir et ils se servent. Vous voulez dire que le Leader Opinion’s a commencé en 1990 ? Ou à l’époque de Fochivé ? Moi j’ai fait des interrogatoires musclés en face de Fochivé et je ne suis pas allé dire aux gens que comme on m’a trop interrogé, c’est pour cela que je deviens professionnel !!! On ne qualifie pas un individu de leader d’opinion, c’est le peuple qui vous donne le statut de leader d’opinion.

 

Selon vous est-ce que les « Sous-marins » du Régime voudraient exterminer les profils intéressants qui ne sont pas acquis à eux ?

Je voudrais d’abord vous dire qu’ils n’ont pas les moyens de détruire les icones. Parlons même de l’iconique. La politique aujourd’hui qui est mise en place est la mise en forme de la démocratie. Celui qui est l’exécutif M. Paul Biya, Président de la République est en train de faire ce que l’on appelle les marches pyramidales pour qu’on aille vers une démocratie naissante. Donc que les gens viennent aujourd’hui à nous dire qu’il y a un certain comportement qu’il faudrait afficher, je dis non. Ils ont quel moyen pour poser un certains nombres d’actes. Vous voulez dire quoique les gens qui sont en train de tomber sont éliminés parce qu’ils ont des moyens, de quel moyen s’agit-il ?

Tous ces ministres là, moi je peux vous dire, sont des prédateurs qui sont en déphasage avec la politique du Renouveau ; sont de petits poltrons. C’est vous la presse qui les fabriquez. Ils ne sont pas des mastodontes. Regardez en face ce qu’ils sont, ils ne sont rien du tout. Ceux qui sont sur l liste aujourd’hui sont en partie ceux-là que j’ai décrié dans le cadre de mon journal « Le démenti » lorsque je faisais dans la rédaction.   Pour ne pas me personnaliser, je voudrais simplement dire que c’est un combat de tous et il va falloir s’y mettre. Mais il faut qu’il y ait des repères parce que quand on dit aujourd’hui qu’il y a un certain nombre de personne…… Moi je ne suis pas un aventurier, je regarde l’histoire et les gens m’attendent sur l’histoire. Je regarde l’avenir tout en me disant que cette avenir peut-être décente si j’ai du respect pour la société dans laquelle je vis. Vous pensez qu’on es leader d’opinion parce qu’on va en politique !!!

Le seul bonhomme qui a fait la vraie bataille car nous somme trois, sont Severin Tchounkeu, Pius Njawé et moi. Nous ne sommes jamais partis du pays. Moi je ne déménage pas, je suis là j’attends. Je fais le combat sur place et c’est vous (la presse) qui faites arithmétiquement ce qu’on appelle le bilan. C’est çà le patriotisme, c’est çà  être un leader d’opinion. On n’est pas leader lorsqu’on est allé en exil ; tout le monde peut le faire. Vous par un coup de crayon dans un journal vous pouvez dire le gouvernement n’est pas d’accord avec moi, je m’en vais ailleurs et hop on vous donne le statut de réfugié. Je refuserais toujours le statut de réfugié tant que j’ai un devoir civique dans ma tête c’est-à-dire construire mon pays. Donc ce genre d’homme que vous taxez et je veux parler du Ministre Mebe Ngo’o c’est du tatillonne, c’est du beurre de karité ; je ne le regarde pas. Ils ne connaissent pas ce pays, nous nous sommes les hommes de terrain. Nous savons comment cela se passe. Si on lui pose la question de savoir comment s’est passé la première réunion du Président de la république Paul Biya à Bamenda, que dira-t-il ? Il ne peut pas la retracer. Est-ce qu’à l’époque où il était à Mvengue il a eu l’opportunité d’être dans la caravane de la politique de Paul Biya ? Non. Il était sous-préfet à Mvengue et en quelle année !! C’est la même chose pour tous les autres tricheurs. Atanga Nji lui également qui parle, est-ce qu’il connait l’histoire de Bamenda ? Si on lui demande quelle est la dame qui a crée la chansonnette pour l’accueil du Président de la République à Bamenda, il ne peut pas donner le nom. Alors ils trichent avec l’histoire hormis que ce sont de grands casseroliers. Ce sont des gars qui ont des appétits financiers c’est tout. Pour moi, c’est une bande de personnes qu’on est en train de nettoyer et on va nettoyer. Nous allons continuer à œuvrer pour que ce pays soit debout. Il faut que cela soit clair car sur quelques jeunes à qui ont a fait confiance, 80% ont déçu le Chef de l’Etat et sa politique. Mais regardé les prisons, elles sont pleines ; chaque fois, on pille les caisses de l’Etat. Nous sommes toujours en train de penser qu’il faut arranger les choses par rapport à tel. Quand on va interpeller quelqu’un, nous disons non il faut un repli identitaire.

Est-ce que le Cameroun a une cagnotte nationale ou une cagnotte identifiée par rapport à une région. Les Camerounais travaillent et ils font la collecte pour restituer en réalité ce qu’on appelle « Cagnotte du trésor public » et le trésor public est là pour distribuer. Parce que si l’économie n’a pas un relais et ne peut pas apporter ce qu’on appelle des améliorations des conditions de vie citoyenne, je pense que nous ne sommes pas dans un pays sérieux. Je pense que l’interpellation du Président de la république, vous direz que c’est mon père mais c’est mon icône politique car lui il n’est pas dans le repère des prédateurs. Si j’aurais su qu’il en fait partie, je lui aurai dis « Papa cela n’est pas adapté à l’idéologie démocratique ». C’est pourquoi mon combat c’est identifier qui fait quoi pendant cette période et quand on va restituer le bilan du renouveau,  que les gens viennent dire « moi tel tel tel, j’ai fait ceci ». Vous ne pouvez pas être avec des gens comme ça qui posent des actes. Tous ses hommes d’affaires qui posent des actes ignobles. Françoise Foning a détourné tout un quartier à Douala. Elle est assise, Douala 5e est assis sur ce qu’on appelle des faux titres fonciers, des fausses immatriculations des titres fonciers. En ce moment on est en train de numériser par ce que c’est Baongla qui a dénoncé. Parce qu’on veut identifier qu’est ce qui est bien public et bien privé. Des gens ont détourné des biens publics, il y a des maisons qui ont été détournées. Des gens bénéficient… essorent l’Etat et il faut qu’on les encourage ! Par rapport à quoi !! Toute la cagnotte là. J’ai donné à un certain moment, un certain nombre de noms les Chief Inoni, Atangana Mebara, Abah Abahetc. J’appelle ça des amis qui ont des appétits financiers. Le temps est venus qu’ils payent surtout que je suis au rendez-vous de 2018. A suivre.

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