Gabon – Crise post-électorale: Bruno Ben Moubamba pour la stabilité

Le candidat arrivé en troisième position à l’élection présidentielle gabonaise du 27 août 2016 apporte son soutien au président sortant Ali Ben Bongo, déclaré vainqueur de ce scrutin avec 49,80%.

Dans l’attente du sort que réservera la Cour constitutionnelle aux recours introduits par  Jean Ping qui demande le recompte des voix dans la Région du Haut-Ogooué dans laquelle le Président sortant est arrivé largement en tête (plus de 95%), Ali Bongo vient de recevoir un soutien de poids. Celui-ci vient de Bruno Ben Moubamba, arrivé troisième à l’issue du scrutin du 27 août 2016. Après avoir été reçu  à la Présidence, le candidat de l’Union du Peuple Gabonais (UPG) s’est insurgé  contre la démarche de Jean Ping qu’il voit comme une menace pour la stabilité du Gabon.
«Je suis ici pour dire qu’en mon âme et conscience, je choisis la stabilité contre le chaos. Je pense que j’en ai le droit. C’est mon droit constitutionnel et je dis, j’ai pris acte du résultat tel que proclamé par la commission de la CENAP. Pourquoi ? Pour garantir la stabilité, contre

le désordre, contre le chaos et ce n’est pas responsable de la part d’acteurs politiques de haut niveau qui ont travaillé avec Omar Bongo d’appeler au désordre, d’appeler au chaos», a-t-il martelé.
Bruno Ben Moubamba, qui s’était opposé à la désignation d’un candidat unique de l’opposition, se présente par ailleurs comme une victime de Jean Ping qui l’aurait diabolisé et manipulé ses partisans. «La plupart de mes électeurs ont été égarés, induits en erreur sur ma personne. Je dis que ce n’est pas digne d’un homme d’État, ce n’est pas digne d’une personne qui a dirigé l’Union Africaine à un tel niveau», a-t-il indiqué, avant d’appeler à la sagesse: «Je pense qu’il faut faire preuve de sagesse même si j’ai été parmi les candidats les plus jeunes de cette élection, la valeur n’attend point le nombre des années, on va dire. J’appelle à la sagesse, j’appelle à l’apaisement, j’appelle à la paix. Pourquoi ? Parce que c’est un héritage que nous devons préserver».
Bruno Ben Moubamba souhaite enfin que la communauté internationale laisse les Gabonais trouver eux-mêmes une solution à cette crise post-électorale. «Pour ce qui nous concerne, je pense qu’il faut une accalmie et je crois que l’Union Africaine va faire ce qu’elle a à faire au Gabon et qu’en tout état de cause, ce sont les Gabonaises et les Gabonais qui vont décider. Il est hors de question, et j’insiste bien sur cela, de mettre le Gabon sous tutelle internationale. La situation n’appelle pas une mise sous tutelle du Gabon parce que cela ressemblerait à un complot international. Et c’est parce que je refuse la mise sous tutelle du Gabon que je suis venu voir le Président de la République», avise l’ancien journaliste d’Africa numéro 1.