Franklin Mowha  » Permettez-moi tout d’abord que je vous adresse mes remerciements »

Les défenseurs des droits de l’Homme dans le monde subissent les exactions d’une gravité particulière. Rappelons que le 06 décembre 2013 à Bangangté, les gendarmes de la brigade territoriale de gendarmerie de la ville m’ont soumis à une bastonnade publique par son commandant TOKA Georges et ses éléments, sous les ordres du Sieur NJI MOLUH SEIDOU POKAM, chef du village Bangangté, et sous  le regard satisfaisant des autorités politiques, administratives et judiciaires de Bangangté.

Du 6 décembre 2013 au 6 juillet 2015, j’ai été injustement privé de liberté et incarcéré dans les prisons centrale de Bafoussam et la prison principale de Bangangté, où j’ai été finalement condamné le 26 JUIN 2015 à 18 mois d’emprisonnement ferme et à 100.000 frs d’amende, aux dépenses de justice évaluer à 155.400 frs, et fixe la contrainte par corps à un an me condamne à  payer au ministère de la défense la somme de 207.267 frs et au gendarme ELOUNDOU une somme de 300.000 frs, pour raison inadmissibles, sans le fondement de la loi.

Le REDHAC, FIDH, OMCT, ODHPC et le FFCI, se sont placés à l’avant-garde de l’élan de sympathie déclenchant à travers le monde une mobilisation de réconfort et de solidarité internationale.

Il y a lieu de félicité l’ardeur de la solidarité et de la mobilisation des organisations internationales dans la gestion idoine des violations des droits de l’Homme dont j’en suis victime, à travers soutiens variés tant en termes de soins médicaux auxquels s’ajoutent les aides multiformes fournies à ma famille devenu orpheline de père depuis le  6 décembre 2013.

Il s’agit donc d’une fidélité à des principes, d’une constance solidarité qui constitue une manifestation éclatante de la fraternité agissante et chaleureuse, reflet de notre conscience indestructible d’appartenir à une même formation idéologique.

Avant toute choses, je tiens à remercier les organisations des droits de l’Homme particulièrement le réseau des défenseurs des droits de l’Homme en Afrique centrale.

L’honneur me revient, et  j’en suis reconnaissant à tous les défenseurs des droits de l’Homme qui ont contribué a l’issue favorable pour ma libération plus particulièrement au  REDHAC et à sa directrice exécutive