FRANCE :: MA DECLARATION D'AMOUR AUX HEROS DE LA BAS (BRIGADE ANTI-SARDINARDS)

FRANCE :: MA DECLARATION D’AMOUR AUX HEROS DE LA BAS (BRIGADE ANTI-SARDINARDS)

Comme à Genève en juin dernier, vous avez encore bravé la police et les gaz lacrymogènes cette semaine à Lyon, dans votre quête d’un meilleur Cameroun.

Vous avez déjà des titres de séjour en règle, certains ont pris congé de leur travail et parcouru de longues distances pour se rendre à la manifestation anti-Biya. Je suis ébloui par votre patriotisme et votre énorme sacrifice pour le pays. Le monstre de l’Apartheid appartient à l’histoire, parce que certains avaient, comme vous aujourd’hui, accepté le sacrifice. Merci. Vous avez pourtant tout à perdre. Vous avez échappé à la tentation qui voudrait qu’une fois à l’étranger, on oublie son pays et tourne le dos à ceux qui souffrent, subissent l’oppression.

Je salue autant votre honorable combat que votre tribut physique et financier. J’aime l’héroïne Savannah, j’aime toutes ces femmes exceptionnelles. J’adore tous ces visages de la renaissance de l’héroïsme Camerounais. Vous avez redonné de la dignité aux Camerounais, trop longtemps moqués et humiliés à l’extérieur.

A Lyon, vous venez encore de remporter une bataille et votre objectif est atteint: l’exposition internationale de la dictature crasse de Monsieur Biya. Celui-ci, comme tous les tyrans de sa trempe, a horreur des bruits et des médias à ses trousses. Certains médias français (y compris télévisés) sont sortis de leur silence traditionnel sur le tyran Camerounais. Et partant, cette dictature devient de plus en plus un véritable fardeau, une corvée et surtout une punition pour le dictateur lui-même. D’autant plus que depuis les évènements de Genève, vous avez imposé une réduction des dépenses du contribuable Camerounais à l’Hôtel Intercontinental où le gaspilleur numéro 1 du pays (avec la misère de la jeunesse) a perdu ses habitudes.

La Brigade Anti-Sardinards, mouvement citoyen de lutte contre l’oppression du président illégitime et de son programme de destruction complète du Cameroun, ainsi que de tous ceux qui le soutiennent ou l’aident à détruire le pays (indépendamment de leurs ethnies), mérite le soutien matériel et financier de tous les patriotes convaincus qu’on ne peut plus laisser Biya continuer à jouir en toute quiétude de la destruction du pays et de sa relégation.

Que dire ici de cette poignée de sardinards qui sont allés soutenir Biya devant son Hôtel à Lyon? Dans leur ignorance, ils ont joué leur partition en roulant en fait pour la BAS… Les médias à la chasse de tyrans ou de manière générale, sont attirés par les situations de tension. Les prochaines fois, la présence de ces sardinards est souhaitable pour que la fête médiatique autour du tyran, soit toujours plus belle. Cependant, ils devraient s’abstenir de violence physique gratuite, le rapport de force numérique leur étant très défavorable. Quel honneur pour un homme fier de lui de surprendre une femme par une gifle? Une femme qui de surcroit manifeste pacifiquement dans un pays de liberté? Ce qui est sanctionné par Biya au Cameroun par des tirs à balles réelles…

Tout le monde (la police, les médias) sait que la BAS, et plus largement la diaspora hostile à Biya, comptent plus d’effectifs. Pourquoi un sardinard inconscient s’amuse-t-il donc à provoquer inutilement la BAS, en giflant une femme?

Mon Dieu! Mais quelles institutions ces sardinards de Lyon disent-ils vouloir défendre?

D’abord la photo du vieillard Biya avec Macron (5 ans quand Biya arrive au pouvoir et continue de s’y accrocher) représente une souillure pour l’Afrique entière et le monde. Voici un tueur froid qui se moque de tous (des sardinards en premier) et n’a pas rendu la moindre visite à une famille de civils ou de militaires tués depuis plus de 3 ans, avec un bilan de 3 mille morts ! Le dieu-puissant du Cameroun, créateur des étoiles et de la nature, n’a même pas osé faire un tour aux travaux de son cirque national, le Biyalogue… Mais le voilà qui a trouvé l’énergie pour aller loin à Paris parler du paludisme en Afrique. La lutte contre le paludisme en Afrique étant plus importante que la paix et le sang des Camerounais…

Comment un refugié politique ou économique, un individu qui fait partie de la génération dite sacrifiée, peut-il prétendre défendre les « institutions » qui l’ont exilé? Vraiment l’huile de la sardine c’est quelque chose…Elle est dangereuse, elle décime les cellules nerveuses de l’individu et atteint son bon sens. Le président légitime Kamto avait parlé, en son temps, de zombification des Camerounais. Ce à quoi on assiste aujourd’hui, sort complètement du domaine de toute rationalité ou compréhension possible. Faudrait-il en rire ou en pleurer?

Quelles sont ces « institutions » qui s’engagent publiquement et qui s’avèrent incapables d’organiser une CAN « le jour dit » au Cameroun?

Quelles sont ces institutions illégitimes qui vont chercher des blessés (manifestants pacifiques) dans des hôpitaux afin de les emprisonner mais qui laissent dans l’impunité la plus totale des casseurs, voleurs, et incendieurs armés de machettes à Sangmélima?

Ces fameuses « institutions » vont-elles aussi (comme René Sadi l’avait fait pour les pauvres militants de la coalition MRC) aller à la TV pour expliquer pourquoi les intouchables de Sangmélima seront arrêtés et emprisonnés?

Quelles sont ces institutions qui répriment sévèrement à Douala de pauvres citoyens protestant pacifiquement contre les délestages de Eneo mais qui encadrent plutôt les pillages et les destructions de biens à Sangmélima?

Quelles sont ces institutions illégitimes qui mènent une politique antinationale et anti-Camerounaise qui ont besoin du soutien de sardinards?

Quelles sont ces institutions qui se foutent de la santé et du bien-être des Camerounais mais qui ne rêvent que d’aller se soigner dans les pays étrangers?

Défendre Biya et son régime, c’est exactement comme défendre le régime odieux de l’Apartheid qui n’avait aucune légitimité mais qui pouvait user de la force pour emprisonner qui il veut.

Vivement que Biya réapparaisse rapidement en Europe ou ailleurs. Comme le confie un diasporien, « Il commence à nous manquer. Sa présence assure le chaud ».