France-Diaspora Cameroun: Hommage À Jean Claude Nyoung

Bitjomè a cassé la pipe ? Ekiéééé qui l’a permis éééééé.Bitjomè a cassé la pipe ? C’est son heure qui a sonné éééé! Il laisse mon âme en peine.Il a brisé mon coeur. Allez dire au village qu’il a perdu un digne fils. Que demain, le jour se levera dans la tristesse. Mais dites aussi au village que ce fils a une mémoire, Que nous avons le devoir de chérir.(pleures des inités de la lignée Enihélumé)

Je me sens toute petite et impuissante devant la majesté que tu étais Jean Claude Nyoung.

Je ne dirai pas que j’étais proche de Toi. Je sais seulement que j’ai eu l’honneur de te rencontrer d’abord dans les réseaux sociaux (facebook) puis physiquement lors de mon récent séjour à Toulouse où je fus honnorée d’être invitée à ton émission phare « Franc Parler », que j’avais découvert il y a deux ans environs. Tu m’avais dit : „Patty quand tu arrives à Toulouse fais-moi signe et passes me voir à la radio ». Chose que j’ai faite et le monde a pu écouter l’audio de notre entretien. Ce n’était pas le premier d´ailleurs ; au lancement de Mbo@ttitude, nous en avons déjà fait un à distance. Jean Claude Nyoung, homme de culture, personne clairvoyante, avertie, franche et sincère qui a eu l’amabilité de suivre mon magazine depuis sa conception et m’a accordé de précieux conseils qui nous ont permis au fil des éditions à nous améliorer. C’était donc avec un plaisir inoui que je courrais à la poste t’expédier un exemplaire à chaque parution de ce bébé dont tu prenais d’ailleurs la peine de présenter à « Franc Parler », cette émission à qui tu as su donner une âme. Elle nous manque désormais.

Je ne saurai quantifier ce que tu m’as apporté. Ton énorme expérience, pour toi qui avait longtemps collaboré avec Amina. Au fil de nos discussions, tu as dissipé mes craintes quant à l’entrepreunariat médiatique. Tu m’as permis d’être confiante, de croire en moi et en mes capacités. Merci du fond du coeur!

Au moment où tu fermes les yeux pour l’au-delà, je suis persuadée que tu as posé ce grand geste pour de nombreux jeunes et moins jeunes qui sollicitaient ton savoir-faire et ton expérience mais aussi ta générosité. Car oui, tu étais d’une générosité carractérielle et inégalable. Ton professionnalisme frisait le mépris pour ceux qui, dans nos médias, préfèrent courrir derrière le mensonge, faire du clientelisme au lieu de faire face à la vérité et de la dévoiler au monde. Tu étais un homme de vision et de paroles. J’ai du mal à parler de toi au passé. Merci !

Jean Claude Nyoung:Camer.be
Demain ce sera ta veillée. Puis suivra ta levée de corps et ton dernier voyage pour la principauté de Sackbayémé que tu chérissais et chantais tant. Grâce à toi, le monde entier sait désormais où se trouve cette belle cité de chez nous qui t’a vu naitre. Tu peux me croire, je viendrai personnellement te dire adieu dans cette cité où tu reposeras en paix très bientot. Je viendrai admirer la Sanaga qui coulera toujours et donc les vagues me rappeleront la gestuelle de ton visage à l’énoncé de ce fleuve dont les poissons t’ont nourri. Bitjomè Bi Man Mbai, ma pensée sera tournée vers ta sépulture à chaque fois que je me souviendrai de ta voix grave et mélodieuse, de tes paroles sages et de ta plume habile. Et rassure-toi, j’ai le devoir de m’en souvenir et de me souvenir de toi.

Alors, va et repose en paix cher frère, cher ainé, auprès des bagnabè et de djob qui te feront désormais une place de choix à leur coté.

A toute la famille, aux amis et connaissances, j’adresse l’expression de ma profonde compassion et mes sincères condoléances !

U bi lol bi tek, u teb bi tek!
P.S. : Jean Claude Nyoung était un journaliste camerounais vivant à Toulouse, initiateur et présentateur de très appréciées émissions « Franc Parler » et « Bitjomè Bi Man Mbai » à radio Canal Sud. Il décède le 24 juin dernier de suite de maladie.

Pour tous ceux qui souhaitent adresser un soutien à sa famille, nous avons obtenu le numéro (0033 (0)6 23 53 65 02) et l’autorisation de sa soeur cadette Rosette qui coordonne ces moments.