camernews-attaques-paris

France – Attentats terroristes: Le bilan quasi définitif fait désormais état de plus de 150 morts, 90 blessés et 01 assaillant tué par la BRI

France – Attentats terroristes: Le bilan quasi définitif fait désormais état de plus de 150 morts, 90 blessés et 01 assaillant tué par la BRI

L’état d’urgence sur l’ensemble du territoire et la fermeture des frontières aériennes et terrestres décrétées en France par le président François Hollande après sept attaques terroristes simultanées à Paris.

En plus des éléments d’élite de Brigade de recherche et d’intervention (BRI) et du RAID (Recherche ? Assistance, Intervention, Dissuasion), 1 500 militaires supplémentaires sont mobilisés dans les rues de Paris la capitale française, depuis les multiples attentats terroristes survenus dans la soirée du vendredi 13 novembre 2015, alors que le président François Hollande assistait à un match amical France-Allemagne au stade de France à proximité duquel a eu lieu des explosions ; d’où l’exfiltration du président Hollande vers le Bataclan puis vers le QG de la cellule de crise du ministère de l’intérieur. Dans le reste de la France d’après l’état-major des forces armées française, des dizaines de milliers de soldats et policiers ont également été mis en alerte.

 Le bilan provisoire des attentats du vendredi 13 novembre 2015, donné en direct entre 2h-3h du matin ce samedi 14 novembre sur diverses chaînes d’informations officielles en France, fait état de plus de 100 morts (AFP), 140 morts (France 2), 150 morts (TF1) et 120 morts (TV5 Monde et procureur de Paris).

Vendredi noir sur Paris

Les Etats-Unis ont eu leur 11 septembre 2001, la France aura désormais son 13 novembre 2015, particulièrement sanglant avec en une seule soirée, plus d’une centaine de mort suite à une quadruple attaques terroriste (au moins), perpétrés par des hommes en armes lourdes en plein Paris à proximité.

Premier théâtre de l’attaque coordonnée et simultanée de la ville de Paris, siège des institutions française ; le stade de France, ou du moins les alentours où deux violentes déflagrations ont retenti, perturbant le cours du match amical France-Allemagne qui s’y déroulait et provoquant l’exfiltration du président François Hollande qui se trouvait dans les gradins au moment des explosions à l’extérieur du stade.

Deuxième site des attentats, le Bataclan. Ici, quatre terroristes ont pris en otage la salle mythique dédiée au spectacle et au divertissement, retenant contre leur volonté 1 500 personnes sur qui pleuvaient des munitions tirées par des armes automatiques, remplaçant les sonorités de groupe Eagles of Death Metal en concert au moment de l’attaque. Un seul des quatre terroristes a été arrêté par les forces spéciales du BRI une fois l’assaut donné, les trois autres préférant se faire sauter à l’aide de ceintures explosives.

Troisième cible des terroristes, quelques rues de Paris. Sur la chaîne TV5 Monde, une vidéo amateur prise par un chauffeur de VTC (Voiture de Tourisme avec Chauffeur) a permis de voir à bonne distance des hommes armées d’armes automatiques tirant à bout portant sur des passant, littéralement sur tout ce qui bougeait. Bilan du carnage, selon le procureur de Paris, François Molins, 18 morts rue de Charonne, 1 mort boulevard Voltaire, 5 morts rue de la Fontaine au Roi et 14 morts rue Alibert devant le café “Le Carillon”.

Le dossier Syrien, une fois de plus

Selon de nombreux témoignages sur les chaînes de télévisions françaises, les médias électroniques et les radios, certains des tireurs, avant de  se faire sauter pour ne pas se faire prendre, ont déclaré haut et fort que leur geste était posé en représailles au sang de leur « frères » versé en Syrie.

Sans revendications particulières de l’Etat Islamique, les autorités françaises écartent pour l’instant la piste de cette multinationale du crime crapuleux.

Discours à la nation

Ci-dessous, un extrait retranscrit du discours de François Hollande à ses concitoyens à la suite des attentats de Paris considérés comme les plus importants jamais déroulés sur le sol français et un des plus importants en Europe après celui de Madrid 2004 (avec 190 morts).

« …Il y a plusieurs dizaine de tués, il y a beaucoup de blessés, c’est une horreur. Nous avons sur ma décision mobilisé toutes les forces possibles pour qu’il puisse y avoir neutralisation des terroristes, et la mise en sécurité de tous les quartiers qui peuvent être concernés… Ce que les terroristes veulent, c’est nous faire peur, nous saisir d’effroi. Il y a effectivement de quoi avoir peur, il y a l’effroi… Je vous demande de garder ici toute votre confiance dans ce que nous pouvons faire avec les forces de sécurité pour préserver notre nation des actes terroristes. Vive la république et vive la France. »

Après son discours officiel à la nation française depuis un studio à l’Elysée servant uniquement lors de ce genre d’évènements, le président Hollande a présidé un conseil ministériel exceptionnel vers minuit.

Hors de la France, des mesures de renforcement de la sécurité autour de l’ambassade de France aux Etats-Unis d’Amérique ont d’ores et déjà été prises, d’après un communiqué

Réactions de la « communauté internationale »

Barack Obama, d’après les médias Français dont TV5 Monde, a été le premier chef d’Etat, avant François Hollande, à prendre la parole après les attaques terroristes simultanées sur Paris. « Ce n’est pas qu’une attaque contre Paris, contre le peuple français, mais contre l’humanité et les valeurs universelles que nous partageons. Nous sommes prêts à apporter toute assistance nécessaire au gouvernement et au peuple français pour réagir. J’ai choisi de ne pas contacter le président Hollande, car je sais qu’il est très occupé en ce moment. Nous avons toujours pu compter sur le peuple français pour être avec nous. Ils ont été un partenaire extraordinaire dans la lutte contre le terrorisme et nous souhaitons les soutenir de la même façon.», a notamment fait savoir le président des USA depuis la maison blanche seulement 10 minutes après les attentats de Paris..

Symbole de la renaissance de la ville de New-York frappée par les attentats du 11 septembre 2001, le One World Trade Center à fait briller son antenne gigantesque aux couleurs Bleu, blanc et rouge en guise de soutien, de solidarité pour la France ; idem pour la mairie de San Francisco et l’hôtel Omni à Dallas toujours aux USA, ou encore la tour CN de Toronto au Canada.

Par la suite, sur une chaîne de télévision locale, le maire de la ville de New-York, Bill de Blasio, emboitant le pas àBarack Obama et John Kerry, a tenu à manifester le soutien de sa ville au peuple français.

D’autres dirigeants étrangers ont également témoigné leur soutien, à l’instar de Vladimir Poutine, le président de la Fédération de Russie.

On s’attend donc tout naturellement, de par la relation historique qui les lient à la France, que les états francophones d’Afrique et même au-delà, témoignent leur soutien à la France ce samedi ou dès lundi au plus tard.

Effet boomerang

La France paie ainsi, enfin, le prix de son implication ouverte ou voilée dans divers conflits et dans la déstabilisation de certains régimes comme celui dit dictatorial de Kadhafi en Libye. C’est du moins ce que laisse sous-entendre cette réaction publiée à la fin d’un article publié sur Slate après les attentats de Paris et St-Denis.

On peut notamment y lire que « Beaucoup d’entre eux ont été introduits en contrebande depuis l’ex-Yougoslavie après les guerres des Balkans dans les années 1990. Plus d’armes sont arrivées de Libye, ont expliqué les sources, ajoutant que le crime organisé et les groupes terroristes travaillaient ensemble pour se les procurer.»

Premières conséquences

Les premières mesures de crise prises par le président Hollande ont été la fermeture des frontières, le retour du contrôle aux frontières aériennes et terrestres de la France, la mise en état d’alerte des forces armées française et de police sur l’ensemble du territoire français ainsi que dans les départements d’outre-mer, le lancement des appels à témoins pour débusquer d’éventuels suspects ou terroristes qui se trouveraient encore sur le territoire français.

Le ministère de l’intérieur a également mis en place un numéro vert à toutes fins utiles, à avoir le 0800 406 005.

Dans un communiqué signalé par l’AFP, l’on apprend que « La police de New York a annoncé qu’elle renforçait “par précaution” les mesures de sécurité après les attentats de Paris, notamment près des bâtiments officiels français. “Par excès de prudence”, des unités antiterroristes “ont été dépêchées dans les secteurs très peuplés de la ville, pour fournir une présence policière et rassurer la population”… “Des déploiements spécifiques, autour des lieux du gouvernement français à New York, ont été mis en place immédiatement après les attentats” ».

Mais la plus importante mesure est sans aucun doute l’activation du Plan Vigipirate, niveau écarlate, qui correspond au plus haut niveau d’alerte après les niveaux d’alerte Blanc, Jaune, Orange et Rouge.

Selon www.service-public.fr, le site web officiel de l’administration française, le plan Vigipirate écarlate vise à « prévenir le risque d’attentats majeurs (simultanés ou non), mettre en place les moyens de secours et de riposte appropriés, des mesures particulièrement contraignantes pouvant être mises en œuvre, protéger les institutions et assurer la continuité de l’action gouvernementale. »

Le président français a également annoncé son intention de ne plus participer personnellement au prochain sommet du G20 les 15 et 16 novembre 2015 à Antalya en Turquie.

Faut-il le rappeler, le plan Vigipirate est un dispositif français permanent de lutte contre le terrorisme qui s’applique aussi bien en France qu’à l’étranger, et à tous les grands domaines d’activité de la société (les transports, la santé, l’alimentation, les réseaux d’énergie, la sécurité des systèmes d’information…). Il relève du Premier ministre et associe tous les ministères et vise à associer tous les acteurs de la nation susceptibles de contribuer à la vigilance, à la prévention et à la protection contre la menace terroriste.

camernews-attaques-paris

camernews-attaques-paris