Financement du Pnia :La contribution du secteur privé attendue

Sur les 1500 milliards espérés, les donateurs traditionnels du Cameroun mobilisent 1333 milliards pour le développement de l’agriculture.
L’implémentation du Plan national d’investissement agricole du Cameroun (Pnia) nécessite une ressource financière de 3551 milliards Fcfa. Un projet qui, étalé de 2014 à 2020, voire 2025, permettra de développer des filières de production, d’améliorer la sécurité alimentaire, de moderniser des infrastructures de production du monde rural, d’améliorer l’accès au financement, la gestion et la valorisation durable des ressources naturelles, entre autres.

En effet, 2024,14 milliards Fcfa avaient déjà été mobilisé 1459,8 milliards de ce montant viennent du gouvernement et le reste des financements extérieurs. Toutefois, la conférence de mobilisation des dernières ressources de financement, organisée du 14 au 15 septembre au Hilton hôtel, n’a pas donné les résultats escomptés. Sur le1508,95 milliards souhaités, seuls 1333 milliards Fcfa ont été collectés.

De façon détaillée, l’Etat du Cameroun a 500 milliards Fcfa, même montant pour la Banque africaine de développement (Bad). La coopération allemande a contribué à hauteur de 10 milliards Fcfa, la Banque mondiale (Bm) 157 milliards Fcfa, l’Union européenne (Ue)    131 milliards, l’Agence française de développement (Afd) 200 milliards Fcfa, le Fonds international pour le développement de l’agriculture (Fida) 40 milliards et la Jica, qui n’a pas communiqué son  montant. Mais le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Essimi Menye, a regretté le fait que le secteur privé n’ait pas contribué. Pourtant, le secteur bancaire camerounais est en sur-liquidité.

A priori, avant la collecte des fonds, les opportunités d’investissement dans le secteur agricole et rural du Cameroun ont été présentées aux investisseurs. Elles ont porté sur la place de l’agriculture dans le Dsce, le climat des affaires au Cameroun, l’accès au foncier et la sécurisation des investissements dans le secteur. Le directeur général de l’Irad a présenté la contribution du système national de recherche agricole au développement de l’Agribusiness. Cette entreprise compte 1200 employés qui sont, pour la plupart spécialisés dans les cinq domaines de recherche : cultures annuelles, cultures pérennes, productions animales et halieutiques ; forêts, sols et environnement ; systèmes de production, économie et sociologie rurales.