Filières cacao et café: Le Fodec relance le label Cameroun

Plus de quinze milliards de francs cfa sont mobilisés pour le financement d’une dizaine de programmes et projets.

Le Fonds de Développement des filières cacao et café (Fodec), est, depuis sa création en 2004, au cœur de la relance de la production, de l’exploitation et de la commercialisation du cacao et du café camerounais. Cette présence se  manifeste par des réalisations effectives de plusieurs conventionnés avec ses ordonnateurs techniques. Initiative duale d’un partenariat Etat et secteur privé, le Fodec finance la relance, la promotion et le développement des filières cacao et café.
Le rôle de cet organisme est aussi le financement de la réhabilitation, de l’extension des vergers et de la mise à disposition gratuite au producteur des semences et des plants améliorés. Toutefois, pour soutenir l’augmentation de  la  productivité  durablement,  les  actions concrètes et ambitieuses ont été mises sur pied. Il s’agit du rapprochement des semences améliorées des pépiniéristes professionnels en vue de leur multiplication et du traitement systématique du verger. Ce d’autant plus que les maladies et les prédateurs contribuent à la perte de 30 à 40% de la production du cacao et du café  réduisant d’autant  l’accroissement de la production.

D’autres actions concernent la sensibilisation des producteurs aux bonnes pratiques agricoles englobant tant les opérations pré récoltes que post récoltes, et qui, faites dans les règles de l’art, rapportent une plus-value au producteur et au produit; l’élaboration de la carte des sols.
La mise en œuvre de toutes ces actions permettra à coup sûr d’évoluer favorablement vers l’atteinte des objectifs de production à l’horizon 2020 à savoir. Il est question, pour le Cameroun, d’atteindre les 600 000 tonnes de cacao de production annuelle, contre  125 000 tonnes de café robusta et 35 000 tonnes de café arabica.
Fort de ces objectifs, ses huit (08) programmes et projets actuels sont déployés dans huit (08) bassins de production camerounaise et participent à l’e?ort national d’accroissement des rendements des vergers et les revenus des producteurs,  des e?orts prescrits par l’ambitieux plan de relance des filières cacao et café horizon 2020 en cours.
Les projets en cours concernent aussi la production de matériel végétal de base performant par la recherche, la multiplication à grande échelle de celui-ci par les structures agricoles spécialisées, le renforcement et surtout la modernisation du système d’information pour une bonne prise de décision des acteurs de la recherche à la consommation en passant par la production, la transformation, la consommation des produits. Plus de quinze milliards de francs cfa sont mobilisés pour ces programmes et projets.  Mais d’ores et déjà, l’embellie actuelle  observable dans la filière cacao est à mettre à l’actif du vaste programme de financement et de la stratégie lancés par le Fodecc en 2008. Les prix aux producteurs ont également pris une courbe ascendante. Le prix le plus élevé s’est situé cette année à 1515 francs Cfa le Kg, contre 1275 francs Cfa au cours de la campagne précédente, tandis que le prix le plus bas a été de 800 francs Cfa, soit 50 francs Cfa de plus que lors de la campagne 2013-2014.
Cependant, afin que le processus enclenché suive son cours, cet organisme a besoin de sérénité et de stabilité. C’est l’option choisie par le gouvernement qui a le droit de regard et d’arbitrage.