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Fécafoot – Cnosc : vers un nouveau bras de fer ?

Fécafoot – Cnosc : vers un nouveau bras de fer ?

Le processus électoral à la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) est encore menacé. Tous les signes sont au vert pour un nouveau bras de fer entre le Comité de normalisation de l’instance faîtière du football camerounais et le Comité national olympique et sportif du Cameroun (Cnosc). Si le second à travers sa Chambre de conciliation et d’arbitrage (Cca) a décidé vendredi d’annuler les résolutions de l’Assemblée générale de la Fécafoot du 02 juin 2015, le premier lui, n’est disposé à appliquer cette décision que sur instruction de la Fifa.

Le Comité de normalisation est en effet contre les motifs soutenus par la Cca du Comité national olympique. Selon Joseph Owona, patron de la Fécafoot, « il y a un problème d’interprétation. C’est une demande de modification. Celle-ci doit partir soit d’un membre de l’Association – le Comité de normalisation n’est pas membre de l’Association – soit du Comité exécutif, là encore, le Comité de normalisation n’est pas le Comité exécutif », a-t-il indiqué ce mardi au cours d’un point de presse. Or, « notre raisonnement était basé sur une disposition qui dit que lorsque ce n’est pas une demande de modification par un membre ou le Comité exécutif, les décisions sont prises à la majorité simple », précise-t-il.

Le Cnosc et le Minsep indexés

Pour lui, il y a visiblement une volonté manifeste du Comité national olympique et sportif du Cameroun de bloquer le processus par lui engagé depuis plusieurs mois. « Nous continuons à penser que cette Chambre n’est pas une Chambre d’arbitrage et de conciliation », lance Joseph Owona. Le ministre des Sports et de l’éducation physique, Adoum Garoua, n’est pas épargné.« Nous avons également d’autres problèmes avec les multiples interférences du Ministère chargé des Sports, soit dans l’organisation du championnat, soit dans la conduite du processus électoral », constate-t-il. « Toutes ces situations dit-il, vont être portées à l’endroit de l’organe qui nous a nommés, c’est-à-dire la Fifa (…) nous voulons nous en aller ». D’après le patron de la normalisation, le problème est simple : « les textes que nous avons faits sont bons ; ils répondent aux standards internationaux de la Fifa ; ces textes ont accepté le compromis de ceux qui étaient contres. Donc, il n’y a pas de raison que les gens refusent de les adopter ». Pourtant, tel est le cas.

 

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