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Faits divers: Un gendarme aux arrêts dans la ville de Maroua pour extorsion de fonds et arnaque

Faits divers: Un gendarme aux arrêts dans la ville de Maroua pour extorsion de fonds et arnaque

Le soldat Djamen était en service à l’escadron de gendarmerie de Maroua et détaché à la compagnie de gendarmerie du Mayo Tsanaga.

En date du 21 septembre dernier, la compagnie de gendarmerie du Mayo Tsanaga, dans la Région de l’Extrême-Nord, a enregistré une énième arrestation, celle du soldat Djamen. Celui-ci était en service à l’escadron de gendarmerie de Maroua et détaché à la compagnie de gendarmerie du Mayo Tsanaga. Issu de la promotion 2015 de l’école de gendarmerie, il est soupçonné d’extorsion de fonds et arnaques. Une source indique que ce dernier aurait été arrêté suite à une plainte déposée par un citoyen dont l’identité reste secrète.

Le quotidien Le Jour numéro 2275 qui relaie aussi cette information rappelle qu’«en l’espace de trois semaines c’est le quatrième élément de la gendarmerie du Mayo Tsanaga à être interpellés». Les trois premiers étaient soupçonnés d’avoir fait partie d’une bande qui, entre septembre 2015 et ces derniers jours, a fait vivre à la ville de Mokolo et ses environs des scènes effroyables. Selon le quotidien la bande a «écumé» la localité. «Plus de cinquante braquages et près de cinq morts à l’actif des suspects. Ils attaquaient leurs victimes, essentiellement des commerçants, le soir après le couvre-feu instauré par les autorités», écrit le journal.

Des sources rapportent que, dans leur mode opératoire, les gendarmes suspects profitaient de la circulation pour s’en prendre à leurs victimes. Aux environs de minuit ceux-ci débarquaient dans des domiciles privés majoritairement de commerçants. Ils étaient armés et avaient des complices au sein de la population qui les venaient en aide pour dépouiller les victimes. «Plusieurs fois, après ces forfaits, la piste des bandits s’achevait sur des gendarmes qui étaient toujours les derniers à avoir vu les bandits passer, mais, toujours, un peu tard pour mettre la main sur eux», précise Le Jour.

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