Facilité élargie de crédits: le satisfecit du FMI

Au sortir de près de deux heures d’entretien vendredi dernier à Yaoundé avec le ministre de l’Economie, Corinne Delechat chef de la mission a laissé entendre que le pays est sur la bonne voie.

De la séance de travail à huis clos vendredi dernier entre la mission du FMI et le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), on retient que le Fonds monétaire international (FMI) est globalement satisfait des efforts fournis par le Cameroun pour maintenir la tête hors de l’eau, malgré le contexte économique et financier difficile dans le monde et en Afrique centrale. « C’est la première revue du programme sous facilité élargie de crédit qui a été approuvée en juin 2017. Comme on l’avait dit en août dernier, les conditions de la revue se présentent bien.

On salue la bonne performance du gouvernement camerounais au titre des objectifs du programme », a déclaré Corinne Delechat, chef de la mission d’évaluation, face à la presse. Pour elle, la mobilisation, l’engagement des autorités pour atteindre les objectifs et mettre en œuvre les réformes structurelles qui sous-tendent le programme avec le FMI sont prometteurs. Cette satisfaction provient de la revue de plusieurs secteurs impliquant le Minepat. Il s’agit de la situation des grands projets d’investissement et de leur financement ; l’état d’avancement des projets spéciaux (Plan d’urgence triennal, CAN, jeunesse, etc.) ; des emprunts extérieurs et des accords de partenariat public-privé relatifs aux projets du DSCE. Le rapport que la délégation présentera le 3 novembre prochain, au terme de sa mission d’évaluation, sera donc positif pour cette première étape, a af firmé Mme Delechat.

Mais avant de poursuivre son séjour au Cameroun, le chef de mission a tenu à rappeler les attentes du FMI, au terme du programme économique et financier triennal : « L’objectif de ce programme est de donner au Cameroun et aux pays de la CEMAC, un espace pour mettre de l’ordre dans la maison en matière de finances publiques, pour rendre la dette plus soutenable et implémenter d’im portantes réformes pour rendre le secteur privé plus compétitif et permettre à la croissance de véritablement prendre son envol ».