Face aux incursions sporadiques de Boko Haram, l’armée pratique la technique de la «terre brûlée»

Face aux incursions sporadiques des éléments de Boko Haram, qui se soldent par des vols de bêtes et de cultures, au détriment des populations, l’armée camerounaise, applique désormais la technique de la « terre brûlée », avons-nous appris auprès d’une source sécuritaire.

Pour éviter la persistance des vols de bétail et des cultures, déplorés ces derniers mois, lors des incursions des combattants de la secte nigériane, l’armée camerounaise déplace désormais les paysans des villages frontaliers vers ceux plus sûrs de l’intérieur, « nous déplaçons les populations des villages frontaliers au Nigéria, donc, plus exposés aux attaques des éléments de Boko Haram, vers des lieux plus sûrs à l’intérieur de la région de l’Extrême-Nord. En cas d’attaque de Boko Haram, ils trouvent les lieux vides », explique à «koaci », la source sécuritaire qui souhaite garder l’anonymat.

La « technique de la terre brûlée », qui consiste à faire déplacer les populations avec leurs bêtes est effective depuis quelques mois seulement. En effet, il a fallu en effet convaincre les populations, attachées à leurs terres de les quitter, « les populations ne sont pas dépaysées car, les zones vers lesquelles nous les déplaçons, leur sont culturellement proches », va poursuivre notre source.

Ainsi, les populations qui l’acceptent, des villages et des localités de Gance, Hodogo, Ldoutsaf, Vreket, Kourgui, Tourou, Achighachia, Gouloudjaone, Ngoudoumboul, Koubougué, Amchidé, Fotokol, Kolofata… victimes des multiples incursions avec vols de bétail des hommes de Boko Haram, sont déplacées de leurs zones de résidence pour d’autres localités plus sûres.

L’armée a renforcé ses équipements

Avec l’aide des pays amis, notamment, l’Allemagne, la Russie, l’armée camerounaise s’est dotée d’un armement plus sophistiqué et a renforcé ses équipements, et ses positions.
Elle a pris le pouls de la guerre et est désormais au point. Du coup les attaques de Boko Haram, ne peuvent plus être frontales. Elles ne sont plus que sporadiques en terre camerounaise.

La France, pour sa part, partenaire historique du Cameroun, a apporté son aide dans la formation des militaires camerounais engagés au front. Ce qui a renforcé les capacités des forces de défense et de sécurité camerounaises.