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Extrême-Nord: Comment Boko Haram a attaqué Waza

Extrême-Nord: Comment Boko Haram a attaqué Waza

Ils ont tué un Chinois et blessé sept militaires du Bir dans la nuit de vendredi à samedi derniers.

C’est peu avant 22h vendredi qu’une colonne d’hommes lourdement armés, à bord de pick-up, ont conduit une expédition sur la ville de Waza, dans le département du Logone et Chari. Ils ont d’abord, à 21h30, coupé le courant dans la ville avant de lancer l’assaut sur la base de l’entreprise chinoise en charge de la construction de la route Dabanga-Mora. Selon les informations recueillies auprès des responsables de la police et ceux de la gendarmerie dans la localité, les membres de la secte Boko Haram ont tué un travailleur chinois, fait prisonniers 10 autres et blessé sept militaires du Bataillon d’intervention rapide (Bir) venus en renfort. Les terroristes de la secte Boko Haram vont ouvrir le feu à l’arme lourde sur les militaires du Bir en charge de la sécurité de la base de l’entreprise chinoise. L’un d’eux va être tué.

Des éléments du Bir stationné à Dabanga arrivent en renfort. «Nos soldats ont riposté à l’attaque et les combats ont duré plusieurs heures. C’était rude, nous avons été encerclés par des assaillants lourdement armés», a déclaré un officier de la gendarmerie sous anonymat. C’est au bout de deux heures de combat que les assaillants de Boko Haram vont reprendre la route du Nigeria. Ils vont emporter des armes du poste de police de Waza, mais aussi des explosifs et des véhicules appartenant à la société chinoise. Les premiers renforts en provenance de Mora sont arrivés aux environs de 2 h du matin, le samedi 17 mai 2014.

Joint au téléphone par le Jour, le préfet du Logone et Chari a confirmé l’attaque. Depuis samedi dernier, des éléments du 1er Bir patrouillent le long de la frontière avec le Nigeria.

Une partie de la population quitte la ville vers le département du Mayo Sava. Selon un enseignant du lycée de Waza, joint au téléphone, la tension est vive dans la ville. «Les gens quittent la ville. Ils partent vers Maroua, parce que, ici, l’ombre de Boko Haram plane toujours», a affirmé Abakachi Mahamat, enseignant dans la ville de Waza. Un responsable de la délégation régionale de la Sûreté nationale de l’Extrême-Nord confie sous anonymat que les assaillants ont fusillé la même nuit un chef de famille au quartier Mbarmaré, à Maroua. L’homme de 38 ans était, selon diverses sources policières, considéré comme celui qui renseignait les forces de maintien de l’ordre dans la ville de Maroua sur les actions de Bioko Haram.

 

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