Exercice: revoici Obangame Express

Le scénario de l’opération, qui en est à sa 8e édition, prévoit notamment la lutte contre la pêche illégale

 

Il y a un mois environ, la marine camerounaise a arraisonné de chalutiers nigérians et chinois qui pêchaient illégalement. Les  contrevenants ont payé pas moins de 400 millions de F à l’Etat du Cameroun. Ces arrestations ont été possibles grâce aux connaissances acquises lors d’exercices de l’opération « Obangame Express ».
Pour la 8e édition qui commence ce 24 mars 2017 à la base navale de Douala, il sera toujours question de scénarios pour faire face à tous types de dangers pouvant survenir dans nos eaux. Notamment les cas de pêche illicite, de pollution et bien d’autres. Pour le capitaine de vaisseaux Hamadou Lame, directeur de l’exercice, l’opération « Obangame Express » est d’un apport important : les marins camerounais sont en mesure de remplir leurs missions de sécurisation maritime. En outre, la marine, qui était dépourvue de certains outils, est désormais dotée d’équipements adéquats de surveillance maritime.
Il faut rappeler que cet exercice a commencé à une petite échelle, avec de petits bateaux et la présence de partenaires européens et américains. Au fur et à mesure, on a noté l’implication de pays comme le Gabon, Sao Tome, la Guinée, le Bénin et le Sénégal… D’où des contraintes logistiques supplémentaires.
Aujourd’hui, il y a moins de souci : chaque Etat reste dans son domaine de responsabilité et veille au grain. En cas d’incident,  il peut réagir en temps réel. On note qu’une crise maritime affecte plusieurs domaines. De plus ce ne sont pas des menaces statiques mais fluides : cela peut partir du Cameroun et se retrouver en Angola, a précisé le capitaine de vaisseau Sylvestre Fonkoua Mbah.