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EXCLUSIF : LE NOUVEAU PLAN DE BOKO HARAM POUR ANNEXER LE CAMEROUN

EXCLUSIF : LE NOUVEAU PLAN DE BOKO HARAM POUR ANNEXER LE CAMEROUN

D’après plusieurs informations, la dernière phase de l’opération d’envahissement de la secte islamiste Boko Haram d’une partie du Cameroun se précise. Essuyant des pertes depuis quelques jours, la secte islamiste se prépare, d’après plusieurs informations, à frapper un grand coup qui pourrait être définitif.

Dans six semaines est fixée l’extermination des bases de la secte au Nigéria par l’armée. Celle-là même qui, à maintes reprises a essuyé des revers compterait aujourd’hui se rattraper ? D’après plusieurs stratèges, sans lâcher un tant soit peu la pression avec des attaques surprises en territoire camerounais, la secte islamiste compterait augmenter son effectif avec le ralliement de plusieurs mécontents du régime nigériens islamistes salafistes de préférence et plusieurs frères d’armes qui viendront de plusieurs fronts de l’Afrique.
 
Jusqu’à présent, si des informations font état d’un désintérêt de Boko Haram pour le renversement du Président de la République du Cameroun S.E Paul Biya, par contre d’autres précisent avec quelques retenues que Boko Haram voudrait à l’observation, s’installer dans une zone d’exploitation de richesses aux fins d’entretenir ses hommes. Cette dernière idée qui s’appuie sur l’existence jadis de la rébellion du biafra qui avait justement permis à beaucoup de dignitaires du Nord du Nigéria de s’enrichir et de financer Boko Haram lors de sa création.
    
Selon des recoupements, lorsque l’ancien chef de la nébuleuse néfaste Boko Haram Mohamed Yusuf est arrêté, torturé et éliminé par les autorités nigérianes en 2009, plusieurs hauts cadres et combattants de la secte prirent la poudre d’escampette pour se réfugier pour les uns, au Cameroun et précisément dans les Monts Mandaras, à Tokombéré et à Fotokol. Sans avoir emmenés avec eux des armes, ils envisagèrent de reconstituer à partir du Cameroun la reconstruction de la nébuleuse.

La corruption qui favorisera le ravitaillement en armes venues du Soudan pour ravitailler les frères d’armes restés au Nigéria permettra à la secte en 2010 d’annoncer avoir trouvé un nouveau Chef ; Abubakar Shekau. Un personnage fantasque qui va dévier les objectifs de la secte en posant des actes que le fondateur Mohamed Yusuf n’avait pas envisagés au départ.

D’après des témoignages, Mohamed Yusuf, lorsqu’il crée Boko Haram qui signifie le rejet de la culture occidentale tirera son idéologie dans l’exploitation des richesses au Nigéria qui fait entretenir une gouvernance qui ne privilégie pas l’alternance du pouvoir qui devait selon plusieurs hauts dignitaires du Nord du Nigéria faire la navette entre le Sud et le Nord à chaque fois. Cette élite du Nord consciente qu’il est utile d’avoir un moyen de pression sur le pouvoir d’Abuja afin de faire entendre leur volonté financera Mohamed Yusuf pendant des années.
 
D’après nos informations, les trafics en tout genre qui avaient pour singularité la terre propice du Cameroun pour écouler leurs prébendes réussiront à renflouer les caisses de la secte pendant des années. Le Cameroun et le Nigéria, pays d’une corruption exagérée avaient permis la facilitation de cet enrichissement. Nos informateurs parlent alors de la vente de « Zoua-Zoua », de médicaments, de textiles, de réalisation de marchés fictifs au Nigéria, etc.comme moyens financiers ainsi que les rapts qu’on appelait auparavant « phénomène coupeurs de route ».

Pour ce qui concerne les rapts, la rapine et autres phénomènes décriés à l’Extrême Nord, la création du GPIGN que viendra remplacé le BIR, permettra d’éliminer le phénomène, l’instant d’un répit. De 2009 à 2011, les services de renseignements américains et français recensent alors la fortune de la secte islamiste Boko Haram et l’estiment à 33 milliards de Fcfa. De quoi s’acheter un arsenal militaire important pour des attaques en territoire nigérian.

Abubakar Shekau, héritier de la nébuleuse, dans une nouvelle politique radicalise les adeptes et change ainsi les objectifs de départ en convaincant les « Boko Haramistes » du bien fondé de mener des attaques en territoire nigérian pour élargir le Khalifat qui ira en droite ligne avec les objectifs de la religion musulmane de faire le djihad afin de faire régner les préceptes de l’islam. Les soutiens de Boko Haram commencent alors peu à peu à se désolidariser de cette nouvelle vision.
 
Mais nait en Afrique et dans le monde une idéologie musulmane qui va ainsi en droite ligne avec la « nouvelle folie de Shekau ». Avec AlQaeda qui ne cesse de rallier des radicaux musulmans dans le monde entier qui quittent leurs pays pour aller faire le djihad dans toutes les zones de conflits dans le monde, Boko Haram trouve ainsi en cette organisation quelques atomes crochus et vice-versa.

L’égo d’Abubakar Shekau va encore augmenter lorsque Muhammar Khadafi tombe sous le coup de la manipulation du peuple par l’occident, ce qui occasionne une fuite vers certaines zones désertiques de certains Fedayins ou Moudjahidins décidés à faire régner la terreur chez tous ceux qui collaborent avec l’Occident.
AQMI (Al Qaeda au Maghreb Islamique) au Mali, en Algérie, en Lybie réussit sa première incursion au Mali et oblige les autorités maliennes à une scission du pays. Les Shebabs en Somalie qui font régner depuis des lustres la terreur dans ce pays faisant fuir les dirigeants qui administrent le pays à l’étranger, constituent un soutien important dans le ravitaillement en armes des alliés.

Au Soudan du Nord avec le gouvernement El Béchir, des sources confirment un trafic important d’armes pour des destinations inconnues. Pour des uns le Cameroun aura été l’un des points de passage de cet arsenal. Entouré d’alliés supposés, Boko Haram se sent protégé. Abubakar Shekau pouvait alors envisager des menaces envers des dirigeants qui veulent l’empêcher de faire l’expansion de son œuvre diabolique.

Le dernier baroud d’honneur de Shekau
Aujourd’hui les nouvelles attaques de la secte islamiste du côté du Niger où les prisons sont des cibles privilégiées parce que du côté du Cameroun, le Tchad ayant déjà rejoint les rangs de la coalition anti-Boko Haram, convergent vers la certitude d’une volonté de recrutement imminent et immédiat de combattants presqu’obligés de rejoindre ses rangs pour un assaut fulgurant. A part cette méthode qui sort de l’ordinaire, la secte voudrait également créer un corridor important quittant d’abord le Nigeria et ses territoires rasés pour le Niger en passant par le Mali pour rallier la Lybie. Ce corridor, s’il réussit à être crée va malheureusement voir les rangs de Boko Haram grandir considérablement avec l’acquisition d’un équipement militaire, « vestiges » de la guerre toujours entretenue en Lybie.

Nos sources, en rentrant dans une profonde analyse, voient cette prochaine attaque comme un moyen rapide de diviser le Cameroun afin de s’installer dans une zone pourvoyeuse de richesses pour compenser les pertes de ces derniers mois de conflit. Ils évoqueraient une probable installation de Boko Haram dans des zones couvrant Zina-Makary avec un important arsenal militaire. Avec son immense fortune engrangée et la mauvaise gouvernance qui frappe tous les pays de l’Afrique Noire y compris le  paravent islam brandi pour convaincre plusieurs adeptes, la secte islamiste serait persuadée de réussir son coup. Un potentiel de recrutement d’au moins 80 000 hommes qui vont déserter leurs positons pour porter main forte à leur allié est envisageable.

Comme rapport de force, si plusieurs informations ont déjà réussies à recenser le personnel militaire camerounais, il serait important de noter que la nouvelle force internationale qui prend fonction avec ses 8 700 soldats est une bouée de secours à n’en point douter pour riposter contre ces bandits.

L’armée camerounaise, d’après des estimations serait constituée de 45 000 hommes. 15 000 gendarmes, 6 000 soldats recrutés au sein du Bataillon d’Intervention Rapide (BIR), 3 000 recrutés au sein de la Garde Présidentielle, 3 à 4 000 recensés dans l’Aviation et la Marine, 2 à 3 000 recensés et étant au service des hauts gradés ou effectuant des besognes qui n’auraient rien à voir avec la défense de l’intégrité nationale. Selon les mêmes estimations, le Cameroun en lançant un vaste recrutement dans les forces de défense, compte dans les prochains jours voir entrer au sein de ses rangs 3 000 hommes et femmes ainsi que 2 000 soldats au sein du BIR.

A l’heure actuelle, le Cameroun possèderait 15 000 hommes et femmes opérationnels dans tous les corps de défense et sécurité. Avec un déploiement officiel de 6 000 hommes pour sauvegarder l’intégrité du territoire du côté de l’Extrême Nord, d’après des sources, notre armée éprouve d’énormes difficultés.

Selon Stéphane Akoa, le Cameroun ne pourrait indéfiniment augmenter son personnel militaire pour cette guerre qui coute déjà assez au contribuable. L’expert précise même que si le Cameroun continue dans cette logique de remplacement des effectifs, il faudrait s’attendre à l’avenir à une situation incontrôlable.

De l’autre côté, des informations font état de ce que Boko Haram donnerait entre 400 000 à 500 000 Fcfa à ses recrues sans compter 20 000 Fcfa/Semaine et plusieurs autres cadeaux pour rejoindre ses rangs. La précarité de la vie et le sentiment d’injustice qui a grandi dans plusieurs pays africains ne permettent d’envisager l’avenir avec quiétude.

Seulement au Libéria, la possibilité de recruter des miliciens pour des salaires de 50 000 Fcfa/mois pour combattre est un aveu certain pour l’entretien d’un conflit interminable qui s’est ouvert dans la sous-région Afrique Centrale. Le Cameroun sera-t-il capable de faire rallier à sa cause des volontés quand on sait qu’il a brillé par une diplomatie d’absence ? Just Wait and See.

 

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