Euro 2016: Europe des hooligans contre Afrique de Nelson Mandela

C’est un secret de polichinelle, l’Euro, la Coupe européenne des nations de football bat son plein. Tout comme la copa américa d’ailleurs qui se déroule aux Etats unis, malheureusement moins suivie, certainement à cause du décalage horaire.

Mais pour les amoureux du football, vue d’Afrique,  la Coupe d’Europe emporte presqu’autant de passions qu’une CAN. 237online.com D’abord ça se joue en France, ancienne métropole coloniale pour beaucoup d’africains, ensuite, ces européens du football ont le teint de plus en plus foncé, et enfin, la compétition met en scène bon nombre des meilleurs talents mondiaux.
Curieusement, ce qui a défrayé la chronique à l’entame de cette compétition, ce n’est pas tant l’exploit sportif. Mais bien l’exploit de l’animalité. Des scènes de guérilla urbaine suivies de morts d’hommes, de sauvages échauffourées offertes par les supporters anglais, russes, irlandais ont étalé à nouveau au grand jour,  un trait  caractéristique de la personnalité occidentale : la violence. Si ces scènes s’étaient produites en Afrique, que n’aurait-on entendu ? Oui, le continent africain est aussi celui des coups d’Etats, des violences post-électorales, des violations des droits de l’homme et même des génocides.

237online.com Mais le premier génocide dans le monde n’était pas africain. Même pas le deuxième. Les massacres des juifs, la shoah, ceux des amérindiens, des aborigènes, des arméniens, le bilan de la sauvagerie du colonialisme, tout cela n’était pas œuvre africaine. La barbarie, banalisée et généralisée aujourd’hui par un mot français dans le dictionnaire et désignant la violence outrancière n’a pas été inspirée par l’Afrique. Les barbares, ces criminels de masses, pilleurs migrateurs étaient bel et bien d’Europe du nord. Inutile d’évoquer l’esclavage.  Et pourtant la manipulation médiatique aidant, c’est encore l’Afrique qu’on fait passer pour le continent, berceau de l’inhumanité. Evidemment ça ne marche qu’auprès d’esprits ingénus.
Quand surviennent des violences de hooligans, le traitement lisse qui en est fait par les médias européens, les classent dans le registre des marginalités d’une grande civilisation. Pourtant il ne s’agit que d’une subtile manaoeuvre qui vise à détourner l’attention d’une sombre irréfutabilité. En réalité, la violence sauvage est atavique à la race blanche. Le dire est aussi un devoir d’intelligence. Qui fabrique au quotidien des armes de destruction massive ? Qui donc a déjà utilisé la bombe atomique ? Certainement pas l’africain.
Ces blancs auxquels beaucoup veulent ressembler en se brulant la mélanine, en se mutilant le nez  ou en se tordant la bouche, sont à plaindre à la vérité. Ils sont prisonniers du paradigme de la domination. Ils doivent détruire l’autre pour exister. Tout le contraire de la posture ontologique de l’africain qui a toujours su faire corps avec la nature. Se situant dans le paradigme de la complémentarité et de l’harmonie. Demandez à MBOG BASSONG, il vous le dira. A-t-on jamais entendu parler de batailles rangées entre supporters de pays lors d’une CAN ? A-t-on jamais eu besoin de mobiliser des bataillons armés entiers pour contenir la furie des supporters  en Afrique? Non ça ne nous ressemble pas !
Comme un effet boomerang, cette Europe de la violence, de la domination, reçoit de plus en plus sur son propre visage, le retour de ses cruautés. Le dire n’est pas faire offense, mais devoir de vérité. 237online.com Ce n’est pas non plus pour galvauder les dérives africaines bien connues, mais davantage pour inviter les uns et les autres à prendre conscience de ce que nous sommes porteur d’une richesse que nous pouvons offrir à ceux-là objets de nos sublimations, mais qui se meurent de leurs propres tourments. C’est le moment de l’accélération du renouvèlement de la pensée. Le salut du monde repose sur l’Afrique. Et ça n’a rien à voir avec des gratte-ciels, des autoroutes, la conquête de l’espace ou des points de croissance, toutes ces inventions de la vulgate capitaliste. Il s’agit simplement de craindre Dieu. De respecter ses œuvres.  Réfléchissez-y.