Etats Unis-Russie: nouvelle brouille à l’horizon

Le Congrès américain a préparé un projet de loi portant sur de nouvelles sanctions contre Moscou.

Les parlementaires républicains et démocrates américains se sont mis d’accord sur un texte qu’ils vont présenter demain mardi, à la Chambre des représentants. Cette loi vise à renforcer les sanctions contre l’Iran, la Corée du Nord, et surtout la Russie. Il est fait grief à la Russie son ingérence supposée lors de la campagne présidentielle américaine. Les interventions militaires russes en Ukraine et en Syrie sont également mises en avant. Si cette loi est adoptée par la Chambre des représentants puis par le Sénat, les relations entre la Russie et les Etats Unis qui sont déjà très tendues, devraient prendre un nouveau coup.

En Russie, ce projet de sanctions est d’ores et déjà, selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, évalué d’une façon « extrêmement négative ». Approuvé par les deux chambres, le texte du projet de loi sur les sanctions contre la Russie mais aussi l’Iran contient notamment des mesures visant le projet de construction du gazoduc Nord Stream 2 qui reliera la Russie à l’Allemagne. D’après Moscou, au-delà de ses relations avec les Etats-Unis, celles de l’Europe peuvent également pâtir des mesures américaines. A ce propos, selon les médias russes, l’UE a appelé Washington à une coordination en matière de sanctions, les mesures unilatérales pouvant saper le résultat recherché.

A Washington, le Congrès insiste sur le caractère bipartisan de ce texte, pour réaffirmer à la Russie l’intransigeance américaine. A ce propos, les parlementaires ont veillé à ce que soit introduite dans le texte, une clause empêchant la Maison Blanche de lever ou même d’atténuer les sanctions proposées. Ainsi, ce sont les parlementaires qui seront chargés de l’application des mesures votées. Cette précaution a été prise notamment dans le contexte de l’enquête sur les liens potentiels entre la campagne du président Donald Trump et Moscou. Et dans ce dossier, la Russie a toujours nié toute implication.