Est :Grégoire Mvongo aux commandes

Le Minatd a prescrit au successeur d’Ivaha Diboua, la mise en oeuvre du concept de « préfectorale de développement ».

« C’est à un administrateur accompli, un homme de terrain avisé, doublé d’une expertise confirmée, que le président de la République vient de confier les rênes de la région de l’Est », c’est en ces termes que le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (Minatd), René Emmanuel Sadi a présenté Grégoire Mvongo, le nouveau patron de la région de l’Est.  Une présentation qui s’est faite jeudi dernier au cours d’une cérémonie d’installation qui s’est déroulée sous une pluie torrentielle. D’après Emmanuel René Sadi, pour remplacer Ivaha Diboua à la tête de l’Est, le président de la République a choisi une personnalité bien connue dans le milieu du commandement territorial au Cameroun.

Sorti de l’Ecole nationale de la l’administration et de magistrature en 1985, Grégoire Mvongo aura été avant sa nomination comme gouverneur de l’Est, sous-préfet des arrondissements de Bafia, Monatélé et Bot-Makak ; secrétaire général des services du gouverneur de l’Ouest ; préfet des départements du Nyong-et-Mfoumou, de la Bénoué, de l’Océan, de la Sanaga-Maritime et de la Lékié.

Dans l’administration centrale au Minatd, Grégoire Mvongo était jusqu’à sa nomination, directeur de l’organisation du territoire. Outre ces fonctions liées directement au commandement, Grégoire Mvongo a été membre de diverses commissions d’experts chargés des questions de sécurité transfrontalière entre le Cameroun et certains pays voisins, commissions au sein desquelles, il officiait en qualité de chef d’équipe des experts camerounais. Au-delà des missions régaliennes des gouverneurs de région à savoir, le maintien de l’ordre, la sécurité et le développement, René Emmanuel Sadi a particulièrement prescrit au nouveau homme fort de l’Est, la mise en pratique du concept d’une « préfectorale de développement » prôné actuellement au Minatd. « A la faveur de votre passage dans les services centraux du Minatd, vous êtes suffisamment imprégné de l’option que nous nous employons de prôner sans cesse depuis peu, celle d’une préfectorale de développement », a martelé le Minatd.

Il s’agit, note-t-il, de faire de l’autorité administrative, un artisan du développement de son unité de commandement en créant des synergies utiles, en encourageant des projets novateurs, en assurant la gestion rationnelle des ressources naturelles  (qui abondent à l’Est ; ndlr). Mais pour que cette dynamique de développement soit possible, des mesures et des actions doivent être prises pour garantir la sécurité des personnes et des biens, ainsi que celle des investissements sur l’ensemble du territoire de l’Est. Une région en proie aux effets pervers de la crise centrafricaine et où sévit la misère malgré ses riches potentialités.