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Essimi Menyé : Farandole d’intox

Essimi Menyé : Farandole d’intox

Ce n’est pas le moindre des acquis du réaménagement du 02 octobre 2015 que d’avoir achevé de transformer quelques journalistes en chroniqueurs obligés et ravis des malheurs de Essimi Menyé

Dans les rédactions, vraies et fausses histoires continuent de circuler au sujet de la mise sous restructuration de Amity Bank Cameroon PLC et l’état de santé du natif de la Lékié. Pourtant, en épluchant le premier aspect, tout partait d’une situation critique caractérisée par des fonds propres négatifs d’environ 09 milliards de francs CFA et ce après l’échec de nombreux plans de restructuration engagés par les dirigeants de la banque entre 2003 et 2007. Mais, le projet de plan de restructuration consigné dans le protocole d’accord sera contesté par le collectif d’actionnaires dirigé par feu Christophe Sielenou. Ceci sur la base d’un rapport du superviseur bancaire de l’Afrique de l’Ouest faisant état de difficultés financières et de gouvernance du groupe Banque Atlantique.

Preuve

Les révélations médicales sur l?ex?ministre des Finances auraient contribué, au moins comme effets collatéraux, à attenuer l?aura de malédiction qui continue à s?attacher au possible destin judiciaire qui pourrait être le sien. La preuve a été faite, devant nous que Essimi Menyé Camer.be n’a pas été victime d’un accident cardiovasculaire. De quoi battre en brèche certains ostracismes tenaces qui ont même annoncé le décès de l’ex? Minfi le 27 octobre 2015. Une fois le rideau de fumée dissipé, la similitude des dispositifs paranoïaques semble manifeste. «Les gens sont avides de voir Essimi mort parce qu’elles savent ce qu’elles ont fait et ce qui les attend au cas où l’ancien ministre est traîné devant le TCS», dit une source. A cette échelle, l’argument de la seule culpabilité de l’ancien fonctionnaire international vole en éclats. Ce qui frappe, c’est l’ampleur systémique de cette affaire dans l’opinion publique avec les médias locaux comme principaux relais. Dans le récit, le partage des rôles permet aux uns et autres d’alimenter la presse à scandale.

Mais si Essimi Menyé Camer.be est un véritable «enjeu» de l’opération Epervier, était-il alors la victime programmée d’un «complot» bâti pour le réduire à néant?  L’écho des «scandales» donne le sentiment étrange d’un réveil un peu brutal de certains. Ils vont déjà jusqu’à fabriquer une rumeur selon laquelle AVC rimait avec l’éviction du gouvernement du concerné. Consacrant de fait les rivalités et une orgie d’intox. Vraisemblablement, le «complot» était destiné à éclater un peu plus tardivement au grand jour, mais que le réaménagement du 02 octobre 2015, aurait précipité. Ce scénario est crédible.

Si certains en doutaient, l’avalanche continue de révélations autour de la liquidation de Amity Bank est l’objet d’un lobbying record, eu égard au profilage marketing autour de cette affaire. Mais, pour peu que l’on prenne la peine d’examiner de près les chiffres du tableau d’amortissement en principal de la dette titrisée de la Banque Atlantique Cameroon en 12 ans, on découvrira rapidement que les fonds querellés peuvent être remis en question. On commence à prendre la mesure de ce que cela signifie concrètement, car il ne s’agit pas d’une affaire comme les autres. Elle est étroitement liée aux manoeuvres des débiteurs de Amity Bank qui égrènent chaque jour les chefs de poursuites contre Essimi Menyé.

 

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