Escroquerie: Un faux pasteur aux arrêts à Douala

L’imposteur passé maître dans l’art de l’arnaque se faisait passer pour un prêtre de l’église catholique. Il extorquait de l’argent aux individus leur promettant des voyages à l’étranger.

Le nommé Moukouri Penda Réginald, né en 1976 à Douala, est tombé dans les mailles des éléments du commissariat du 1er arrondissement de Douala, hier mardi 30 juin 2015. C’est à la cathédrale Saint Pierre et Paul, située au quartier Akwa que celui qui se faisait appeler l’Abbé Simon Luc Deo Gracias a été interpellé par les éléments de la police.

D’après le commissaire principal Mohamadou Arissou qui s’est confié au correspondant de la radio nationale CRTV dans la région, c’est l’archevêque métropolitain de Douala, Mgr Samuel Kleda, qui a saisi ses services à la suite d’une plainte d’une jeune fille à qui le faux prêtre avait déjà extorqué près d’un million de F CFA pour un voyage au Canada via la conférence épiscopale.

La jeune dame, dont l’identité a été gardée secret, déclare avoir fait sa connaissance du pseudo-prêtre sur les réseaux sociaux. Elle tenait à avoir le cœur net sur les détails du voyage en mettant un visage sur l’abbé à qui elle faisait le versement sans le connaitre. Pour en savoir davantage et procéder à un ultime versement, la dame donne rendez-vous au faux prêtre à la cathédrale Saint Pierre et Paul. Moukouri Penda Réginald se présente et est mis aux arrêts.

Une fouille systématique de sa mallette va permettre aux enquêteurs de découvrir que pour mieux appâter ses victimes, le faux prêtre avait fabriqué des papiers en-tête de la conférence épiscopale, ainsi qu’un faux cachet de l’archidiocèse de Douala qu’il utilisait. Il s’est également autoproclamé responsable des partenariats de la commission épiscopale des pèlerinages et bourses pour immigration en France, en Italie et au Canada.

Il est passé aux aveux complets et déclare avoir été prêtre anglicane, ordonné en 2007 et démissionnaire en 2010. Il sera fixé sur son sort après le passage chez le procureur de la République pour faux, usage de faux et usurpation de titre.