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Entretien Routier: Le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, va résilier 100 contrats

Entretien Routier: Le Ministre des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, va résilier 100 contrats

Passés depuis de nombreuses années, voire sept ans, ces contrats seraient toujours en cours d’exécution alors que rien ne se fait sur le terrain.

Le réseau routier camerounais est malade. Les infrastructures, souvent pointées du doigt comme l’une des causes des nombreux accidents de la route, sont dans un état piteux. Pourtant, ce n’est pas faute pour le gouvernement de n’avoir pas pris des mesures pour endiguer le phénomène. Aujourd’hui, le constat est alarmant: les entreprises chargées de l’entretien routier s’exécutent à pas de tortue quand elles ne sont pas tout simplement invisibles sur le terrain.

Réunies autour du Ministre des Travaux Publics lundi 18 janvier 2016, 30 entreprises adjudicataires des contrats d’entretien routier examinaient les modalités de clôture de ces marchés largement dépassés. Au 31 décembre 2015, le Ministère des Travaux Publics (MINTP) a dénombré 406 contrats d’entretien routier actifs sur l’ensemble du territoire camerounais. A l’analyse de ces marchés, un peu plus de 300 ont une exécution acceptable et près de 100 contrats n’ont véritablement plus de raison d’être. Parce que ces contrats, passés depuis de nombreuses années, voire sept ans, seraient toujours en cours d’exécution alors que rien ne se fait sur les tronçons concernés, lit-on dans les colonnes du quotidien gouvernemental, Cameroon Tribune, en kiosque mardi 19 janvier 2016.

La centaine de contrats ainsi défaillante constitue 5 800 km de route, soit la moitié du réseau destiné à l’entretien. Pour le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, «il est plus que temps de désactiver ces contrats et de relancer de nouveaux». La rencontre de lundi avait donc pour objectif d’«examiner les modalités de clôture de ceux des contrats dont l’exécution a largement dépassé les délais contractuels initiaux afin de permettre au ministère des Travaux publics de lancer, en procédure d’urgence, des appels d’offres en vue du recrutement de prestataires capables d’effectuer les travaux», a-t-on appris.

Outre les routes, «la situation est tout aussi préoccupante, s’agissant des bacs. Rendu à ce jour, bon nombre de ces équipements, sur lesquels pèsent des contrats de maintenance et d’exploitation ne sont malheureusement pas fonctionnels. Il faut aussi mettre un terme à cette situation», a indiqué le MINTP.

Les entreprises invitées au MINTP vont tour à tour s’expliquer, notamment dire quelles sont leurs difficultés. «Au bout de l’exercice, on va engager des opérations de mise à niveau. Les entreprises qui seront retenues pour la prochaine fois feront l’objet d’une inspection. Il ne sera plus question de se contenter des documents produits. Et s’il s’avère que ces entreprises ont fait des déclarations mensongères, les autorités judiciaires seront saisies», prévient le Emmanuel Nganou Djoumessi.

Financés par les ressources du Fonds routier, les travaux d’entretien routier pour l’exercice 2016 porte sur un montant global de 89,5 milliards de F dont une programmation de base de 47,7 milliards de F.

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