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Entreprises publiques: Madou Ndengué président du Conseil d’administration de la MAGZI depuis 43 ans

Entreprises publiques: Madou Ndengué président du Conseil d’administration de la MAGZI depuis 43 ans

Créée en 1974, la fonction de PCA de la MAGZI est depuis, la propriété de Jean Madou Ndengue.

Exceptionnelle longévité ! L’actuel président du Conseil d’administration de la Mission d’Aménagement et de Gestion des Zones Industrielles (MAGZI), Jean Madou Ndengué, est en poste depuis 1974. Le constat est fait par L’Œil du Sahel paru le 12 juillet 2017. Il a avait été nommé à cette fonction par l’ancien Président de la République, Ahmadou Ahidjo.

Le journal souligne de façon ironique que ce record de longévité « ferait même pâlir d’envie le géniteur du Renouveau (Paul Biya Ndlr), du haut de de ses seulement 35 piges à la tête de l’Etat ». Originaire du département de la Mefou et Afamba dans la région du Centre, Madou Ndengué a été nommé au même moment que feu Louis Bapès Bapès qui lui, fera son entrée dans le gouvernement en 2006 après 32 ans à la MAGZI.

« Cette longévité exceptionnelle à la tête du conseil d’administration, ferait même oublier que Madou Ndengué a occupé cumulativement d’autres fonctions dans sa longue carrière administrative, notamment le strapontin de secrétaire général du ministère de la Santé Publique », souligne encore notre confrère.

Le trihebdomadaire fait savoir que la présence de Madou Ndengué est quelque peu anachronique par rapport à l’actuel fonctionnement de la MAGZI. A titre d’exemple, note le journal, « lorsque la MAGZI est créée en 1971, les question environnementales et des nuisances étaient du ressort de la direction des Mines. Ces questions sont aujourd’hui portées par le ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement Durable ».

Autre anomalie, le poste de PCA de la MAGZI était dévolu à sa création au directeur de l’Aménagement du territoire, poste qu’occupait d’ailleurs Madou Ndengué. Mais les choses ont changé depuis. Un employé de la structure renseigne qu’«en 1999, un nouveau statut a été élaboré pour arrimer l’entreprise aux défis du moment, mais il n’est jamais sorti de la Présidence. Vous savez, un nouveau statut projette toujours la lumière sur les dirigeants qui peuvent alors perdre leur fauteuil. Personne n’est surpris à la MAGZI que certains travaillent pour le statuquo, pour que les choses ne changent pas ».

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