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Entrée au Gouvernement: Pierre Kwemo négocie avec Paul Biya

Entrée au Gouvernement: Pierre Kwemo négocie avec Paul Biya

Face à la presse hier Sani Alhadji, le 1er vice président national de l’Union des mouvements socialistes (Ums), a fait savoir que son parti accepte la main tendue du Rdpc et que des négociations sont en cours pour une éventuelle collaboration pouvant aboutir à une éventuelle entrée au gouvernement.

«L’envoyé», «le chargé de mission», «le messager des mauvaises ou bonnes nouvelles». La kyrielle d’expressions est abondante pour caricaturer la démarche (suspecte ?) du 1er vice président national de l’Union des mouvements socialistes (Ums) d’annoncer hier aux journalistes que son parti est sur une plate-forme de négociation avec le Rdpc, en vue d’une « saine » collaboration. « Depuis le double scrutin du 30 septembre 2013, l’Ums ne s’est pas prononcée sur certains sujets. Réuni il y a quelques jours, le bureau exécutif a jugé utile de procéder à des clarifications par rapport à des informations qui circulent, en rapport à des contacts entre le Rdpc et notre parti. Même si à ce jour, il n’y a pas de contact formel avec le Rdpc, l’Ums est prête à accepter tout type de négociation. Nous voulons le faire savoir à l’opinion nationale et internationale. Notre parti politique n’entend rien faire dans la clandestinité. Nos portes ne sont pas, non plus fermées à une collaboration avec le parti au pouvoir» lance Sani Alhadji. Même s’il ne veut pas cracher le morceau d’entrée de jeu, à écouter le 1er vice président national de l’Ums, il ressort que l’entrée au gouvernement n’est pas à exclure. Le parti de Pierre Kwemo y attache du prix.

«Un parti politique qui aspire à gouverner, ne peut pas refuser la discussion, si celle-ci participe à faire avancer le processus démocratique. Nous ne sommes pas contre l’ouverture à une discussion avec le Rdpc ; mais elle doit se faire sous certaines conditions. Quant à la probabilité d’entrer au gouvernement, tout dépendra de quel type de gouvernement on nous propose. Tout compte fait nous n’allons pas refuser. Si l’occasion s’y prête » souligne Sani Alhadji. Le chargé de mission de Pierre Kwemo, reste imprécis sur les tenants et les aboutissants des contacts, les acteurs de la négociation, les enjeux et sollicitations de son parti. En grattant le verni, l’on se rend à l’évidence que l’opportunité d’une telle annonce est le fruit des émotions profondes du parti de Pierre Kwemo qui, à l’occasion, tend la main en premier lieu. Mais que gagne l’Ums à faire ce type d’annonce, si en l’état, le parti n’est pas contacté par quelque canal. A ce jour, il n’y a pas d’échange (formel ou informel) ; non plus qu’aucune rencontre, même sécrète n’est à l’ordre du jour.

L’art de jeter le maïs à Paul Biya 

Le 1er vice président national de l’Union des mouvements socialistes (Ums), reconnaît formellement, qu’aucune négociation n’a été entreprise entre les deux formations politiques. L’on peut se poser des questions sur les raisons d’une sortie médiatique et d’un tel appel de balle. Le parti de Pierre Kwemo qui vient d’arracher au Rdpc, l’imposante mairie de Bafang, et de qui les populations attendent l’implémentation de son programme politique et la vision de son maire, s’ennuie-t-il de sa victoire ? L’ex-vice président du Social democratic front (Sdf), ex-président à l’Assemblée nationale, vise-t-il plus gros que la mairie ? Pourquoi s’empresse-t-il de forcer la main à Paul Biya, par le biais des médias ? « Nous ne trouvons pas d’inconvénient à ce qu’il y ait ce genre de débat. Depuis fort longtemps, nous avons toujours souhaité qu’il y ait ce genre de dialogue » affirme Sani Alhadji.

Alors que le 1er vice président national de l’Ums faisait son show avec la presse à Yaoundé, il a été surpris d’entendre que les jeunes de son parti politique ont été interdits de défiler dans la ville de Bafang, à la faveur de la fête de la jeunesse. Toute chose qui montre que les négociations avec le Rdpc restent la nature de l’offre en terme de poste ministériel Hier indigné et très courroucé après le rejet des listes de son parti, le président de l’Ums, qui a accusé le parti au pouvoir d’avoir usé de ruse, d’abus et de machination en sa défaveur, veut-il hurler avec le loup en dînant avec lui, dans la même assiette?

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