Entre 10 et 15 millions d’hectares de terrain à reboiser au Cameroun

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la désertification, le MINEPDED a invité les populations, la société civile et les partenaires à développer la solidarité commune

 

Le Cameroun compte entre 10 à 15 millions d’hectares dégradés à restaurer, dont la plus grande partie des sols (8 millions d’hectares) se trouve dans les régions désertiques du septentrion, selon le ministre de l’Environnement et de la Protection de la nature et du Développement durable (MINEP) Pierre Hele.

Dans un plaidoyer publié vendredi, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la désertification, il invite les populations, acteurs de la société civile et autres partenaires au développement à la solidarité commune, les besoins étant considérés comme «immenses».

Depuis 2007 et la relance de l’opération «Sahel vert», a indiqué Pierre Hele, 25.000 hectares de terres dégradées ont ainsi été restaurés dans l’Extrême-Nord à travers le reboisement et des mises en défens des périmètres affectés ou exposés.

 

Dans la foulée, apprend-on, 12.000 hectares ont été restaurés dans le cadre de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) et du Programme de développement durable du Lac Tchad (PRODEBALT), soit quelque 3 millions de plants mis en terre dont 150.000 sur les versants de la Bénoué (Nord).

Dans un rapport publié en février 2015, l’organisation non gouvernementale Greenpeace affirme que la forêt camerounaise fait l’objet d’une agression sans réserve ces dernières années de la part des exploitants, avec plus de 3000 hectares de forêt détruits en bordure de la réserve de faune du Dja (Sud), classée au patrimoine mondial de l’Unesco et qui abrite un foyer de grands singes.

L’ONG met ainsi à l’index l’augmentation de la demande mondiale en ressources, la corruption ainsi que la faible application de la loi par les autorités camerounaises.