En trois ans, le Centre des Urgences de Yaoundé enregistre 773 morts

C’est le journal camerounais Expression économique qui donne ces chiffres.

Le chiffre donne froid au dos. Le Centre des Urgences de Yaoundé qui enregistre 773 décès en trois ans. « 10% et 50% de ces décès surviennent avant l’arrivée à l’hôpital. Le nombre de patients arrivés décédés est crescendo de 2015 jusqu’à 2018 ». Peut-on lire dans le journal.

On recense 15 cas en 2015, 165 en 2016, 228 en 2017, et 365 cas pour les 11 mois déjà écoulés de l’année 2018. « Les décès par mort subite font partie intégrante de ces données, mais n’ont pas de substratum anatomo-pathologique puisque les autopsiés ne sont pas systématiques », précise cet établissement hospitalier.

Tranche d’âge

La tranche d’âge la plus active de 20 à 49 ans représente 46%. La majorité des patients arrivés en arrêt cardiorespiratoire (91,9%) résident dans la ville de Yaoundé. Le moyen de transport le plus utilisé pour le transfert au Cury est le taxi, soit 75.3%. Seuls 2 patients sont emmenés en ambulance.

Selon le journal, les patients âgés décèdent plus de pathologies non traumatiques. « Il est bon de noter que le port de casque chez les motocyclistes n’est pas systématique dans la ville de Yaoundé ». Rappelle-le journal.

Prévention

Ce faible taux de transport médicalisé contribue à aggraver les lésions dangereuses. Notamment médullaires, vasculaires et nerveuses, assombrissant davantage le pronostic du patient.

Comme prévention, le Centre des Urgences recommande de contrôler l’hypertension artérielle, d’équilibrer le diabète, d’arrêter le tabac. De contrôler des dyslipidémies, de diminuer la consommation d’alcool, de réduire la surcharge pondérale.

Mort subite

Le centre recommande aussi, un dépistage dans l’entourage des patients décédés de mort subite. Il s’agit de rechercher, la cardiopathie génétique notamment la cardiopathie hypertrophique, et éduquer les conducteurs et renforcer la prévention routière.

Des efforts qui réduisent à coup sur, le nombre d’arrivés décédés lié aux traumatismes d’origine accidentelle. Autre piste à développer, c’est le déploiement des défibrillateurs automatiques dans tous les lieux de grand public.