Emballages plastiques: 30 tonnes non conformes saisies à Douala

La délégation régionale du Minepded pour le Littoral a procédé à la perforation et à la mise à disposition pour recyclage de la cargaison mardi

Après leur perforation mardi, 7 juillet 2015, à la délégation régionale de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable (Minepded), les 30 tonnes d’emballages plastiques non conformes, en provenance du Nigéria voisin, seront remises à certaines entreprises de la place pour recyclage.

L’opération de destruction a eu lieu en présence du chef de la division des Affaires économiques, sociales et culturelles des services du gouverneur, Yarra Savam et du directeur des Normes, et du Contrôle au Minepded, Enow Peter.

C’est en avril dernier qu’un camion transportant apparemment des babouches et des jus naturels, en provenance du Nigeria via la région du Sud-Ouest est interpellé à l’entrée de la ville de Douala. En effectuant le contrôle de routine, les douaniers, grâce à leur scanner mobile, ont découvert qu’entre les babouches et les jus naturels se trouvait une importante quantité de plastiques non conformes selon la réglementation en vigueur.

Les autorités informées de la prise vont la remettre au service régional de l’Environnement. Quelque temps après, un deuxième camion transportant cette fois du sable est interpellé. Les mêmes douaniers procèdent à des vérifications. Une fois encore le poids lourd transporte en plus du sable, une cargaison de plastiques interdits de vente au Cameroun.

Les deux saisies, de 2028 sacs chacune, au total font 30 tonnes. Chaque sac contient 10.000 pièces, on y trouve des sachets blancs, noirs, jaune et noir, et des plastiques de pressing. Pour le représentant du gouverneur de la région du Littoral, au moins 200 tonnes ont déjà été ainsi saisies. Le problème, selon Yara Savam, réside au niveau des frontières. Celles-ci sont poreuses, le marché est immense et les emballages alternatifs sont jugés coûteux.

«Nous agissons sur les surfaces commerciales, les marchés et les frontières», précise le chef de cellule de Suivi au Minepded, Francis Dany Matip Nouga. Les amendes oscillent entre 4000 et 25000F pour les petites prises, et entre 10 à 50 millions F pour les grosses. Les contrevenants sont passibles d’un emprisonnent ferme de 5 jours à 10 ans.