Eglise catholique – Pape François : le souverain fautif !

Ayant contesté un archevêque nommé il y a quelques années à Aharia (Nigeria) par le Pape François, plusieurs prêtres de cette localité risquent la déchéance s’ils ne présentent par des excuses au souverain pontife.

« Nul n’est au dessus de la loi » dit-on, à bien voir,  nul n’est au dessus des résolutions du Pape même si elles sont BOITEUSES. Des prêtres ont encore une vingtaine de jours pour « demander son pardon » ; en clair « manifester [dans une lettre, ndlr] l’obéissance totale au pape, et celui qui écrit doit être disposé à accepter l’évêque que le pape envoie et a nommé » auquel cas ils devront déposer leurs soutanes. Et pour cause : ils refusent de se soumettre au nouvel évêque, Mgr Ebere Peter OKPALEKE en remplaçant de Mgr Victor CHIKWE mort en 2010. Dire que l’initiative de Super François n’est pas  boiteuse serait aussi admettre qu’une trame des prélats-serviteurs de Dieu-qui se sont toujours astreints à ses recommandations est devenue par inadvertance opposée à ces choix sinon rebelle ; c’est à en rire. Une chose est sûr le Pape n’a

guère tenté la voie du dialogue tant la raison d’un conflit ethnique est le mobile dit-on, de cette opposition, ce qui interroge à bien des égards autant que ça  interpelle.  On dira que le pape n’a de compte à rendre à personne,  mais qui sert-il  donc si ce n’est ce prétendu peuple de Dieu ? N’a-t-il pas une raison précise de nommer certains où ça lui chante selon ses affiliations ? Le pape s’excusera-t-il s’il arrivait que cet évêque contesté perde sa vie dans cet évêché qu’il se force de diriger ? Pas si sûr ! Le souverain pontife aurait été plus éclairé de discuter avec ces prêtres à l’effet de comprendre l’objet de leur contestation, comme cela se fait dans une vraie famille, avant de prendre alors une décision à la hauteur du problème. Mais le cardinal John ONAIYEKAN, archevêque de la capitale Abuja a été suffisamment claire, rien ne sera fait à part des excuses au Pape François. Voilà qui nous rappelle au propre toutes les monarchies qui asservissent les peuples, qui les bâillonnent ; voilà qui fait regretter la décision que des africains prirent de s’agréger aux croyances étrangères, pourtant leurs dieux à eux, écoutent et n’exigent pas de passer par un quelconque monarque pour avoir des bénédictions ou la résolution de certains conflits. En clair,  en plus la dictature voilée qui les accable au quotidien dans leurs pays, les croyants africains supportent mal depuis des lustres la dictature divine et radicale de leur souverain pontife, pour ne pas dire d’un souverain fautif. Afrique à quand la fin du  gouvernement de tes fils  pour un pape et par un pape ?