Edéa: on célèbre le vivre-ensemble

La paix, l’unité et la cohésion sociale magnifiées au cours d’une cérémonie dimanche dernier en présence de nombreux membres du gouvernement.

 

Rien ne pouvait les arrêter. Ni la pluie ni le terrain détrempé du stade municipal d’Edéa. Les différentes communautés résidant dans le chef-lieu du département de la Sanaga-maritime et au-delà avaient décidé de consacrer un week-end au vivre-ensemble. Avec la grand-messe de ce dimanche 30 juillet 2017, présidée par Jean Ernest Ngallè Bibehe, ministre des Enseignements secondaires et fils du terroir Adiè. Une promotion des valeurs de paix, d’unité et de cohésion sociale en présence d’invités de marque, dont plusieurs membres du gouvernement. On a ainsi noté la présence du ministre d’Etat, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Laurent Esso. Avec lui, d’autres chefs de départements ministériels comme Lejeune Mbella Mbella, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, le Pr Jacques Fame Ndongo, Pauline Irène Nguene.

Autres invités, des autorités traditionnelles, religieuses, des élus, parmi lesquels une tête de proue de la Sanaga-maritime, la vice-présidente du Sénat, Geneviève Tjoues. Une jet-set politique et administrative qui n’a pas manqué d’esquisser quelques pas de danse avec les différentes communautés. Car oui, au-delà des allocutions de différents groupes (Grand Nord, Grand Ouest, Centre-Sud-Est, Bassa, communauté anglophone, communauté côtière, Adiè-yasuku…), cette journée du vivre-ensemble était l’occasion de découvrir ou de redécouvrir les infinies richesses culturelles du pays. Dans une ville d’Edea considérée comme un Cameroun en miniature. De la danse gourna des Tupuri au pas lent des Bafia, en passant par l’univers des peuples des Grassfields, le makunè des Bassas et le bolobo des Adiè.

Le ministre Ngallè Bibehe a quant à lui rappelé que « le vivre ensemble constitue le ciment de l’unité nationale et de l’intégration nationale », désignant Edéa comme « un lieu de coexistence pacifique… emblème de la cohésion sociale », qui « abrite aujourd’hui toutes les ethnies du Cameroun ». Des propos qui font écho à ceux des représentants des différentes communautés qui tour à tour vont se succéder pour louer « l’hospitalité légendaire du peuple Adiè ». Une hospitalité qui respecte les différences politique, socioculturelles et même religieuses. La preuve, la manifestation d’avant-hier s’est ouverte par un culte interreligieux avec plusieurs prières notamment en mémoire des victimes du naufrage du Mundemba, survenu le 16 juillet dernier au large de Debunscha.