Droits de l’Homme: la Commission nationale tient sa session

Réunis autour du président, Dr Chemuta Divine Banda, les membres de cette instance étaient en conclave hier à Yaoundé

 

L’adoption du rapport sur l’état des droits de l’Homme au Cameroun est l’un des points majeurs de la 22e session de la Commission nationale des droits de l’Homme et des libertés (CNDHL). Autre élément inscrit dans l’agenda des membres de cette instance, l’examen du rapport du groupe de travail chargé de faire une analyse et de formuler des recommandations sur les cas de violations les plus récurrentes, recensées entre 2014 et 2015. Tout comme cette discussion sur quelques affaires préoccupantes, dont l’accident ferroviaire d’Eséka, la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest et l’affaire Ibrahim Bello. Les travaux se sont tenus hier à Yaoundé, sous la coordination du président, le Dr Chemuta Divine Banda.
De toute évidence, l’année 2016 au Cameroun a été mouvementée. Le pays a, en effet, fait face à des grèves, qui ont affectées tous les secteurs de la vie de la nation. Il s’est agi par exemple  de la grève des enseignants, des médecins ou des avocats. Et dans son discours d’ouverture, a indiqué que cette situation a amené la CNDHL à jouer pleinement son rôle de médiation et de sensibilisation. Le président de la CNDHL rappelle par exemple les descentes faites à Buea et Bamenda, au moment où les violences et autres manifestations menaçaient la paix et la stabilité. Par ailleurs, la CNDHL a enregistré plusieurs plaintes, près de 150, liées aux violations de droits humains et violences dans le cadre du travail.
A l’issue de ces assises, le rapport sur la situation des droits de l’Homme au Cameroun sera validé et rendu public plus tard. Au plan interne, les membres se ont penché sur le compte administratif et celui de gestion, et le projet de budget 2018 de la CNDHL.