Droit d’auteur: l’Oapi en concertation à Douala

La capitale économique du Cameroun abrite depuis lundi une rencontre internationale pour une meilleure protection de la propriété littéraire et artistique

 

Le ministre des Arts et de la Culture, Ama Tutu Muna, a procédé, lundi 25 mai 2015, à l’ouverture de la rencontre des responsables des organismes de gestion collective des droits d’auteur des Etats membres de l’Organisation africaine de la propriété intellectuelle (Oapi). C’était en présence du Dg de cette organisation, Paulin Edou. Des responsables des bureaux des droits d’auteur venus du Benin, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Centrafrique, du Congo, de la Côte d’Ivoire, de Guinée Bissau, de Guinée Equatoriale, du Mali, de Mauritanie, du Niger, du Sénégal, du Tchad et du Togo prennent part à ces travaux dont l’objectif est de permettre au droit d’auteur de jouer un rôle significatif dans le développement des Etats membres de l’Oapi.

La première rencontre du genre s’inscrivait déjà dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action de l’Oapi en matière de droit d’auteur.

 

Ce plan a été adopté en septembre 2012 par les ministres en charge de la Culture à la faveur de la célébration du cinquantenaire de l’Oapi. Il vise par conséquent une plus grande implication de l’Oapi dans la protection de la propriété littéraire et artistique dans les Etats membres. Les responsables actuellement réunis à Douala discutent donc de la stratégie à adopter pour la mise en œuvre de ce plan d’action.

A l’ouverture des travaux, Paulin Edou a cependant précisé que «l’Oapi n’a pas vocation à gérer le droit d’auteur. Il s’agit d’une compétence exclusive des Etats. En revanche l’organisation a reçu des Etats membres un certain nombre de missions. Notamment, la diffusion de toute information relative à la propriété littéraire et artistique et la possibilité de communiquer ces informations à tout Etat membre qui en fait la demande; la promotion des valeurs culturelles artistiques comme expression des valeurs culturelles sociales et la promotion des organismes de gestion collective dans les pays qui n’en disposent pas.