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Drame d’Eseka: Camrail et le collectif Voukeng à nouveau à la barre le 12 juillet 2017

Drame d’Eseka: Camrail et le collectif Voukeng à nouveau à la barre le 12 juillet 2017

C’est la conclusion prise mercredi dernier par le juge lors de la troisième audience de cette affaire relative à la procédure de référé initiée par ce Collectif des victimes de l’accident ferroviaire d’Eseka.

Le Quotidien de l’Economie indique dans sa parution du 10 juillet 2017, que Camrail et le collectif d’avocats Voukeng-Fru-Tougoua, étaient encore à la barre le mercredi 05 juillet dernier. C’était à la troisième audience relative à la (deuxième) procédure de référé, engagée le 21 juin dernier par ce collectif d’avocats qui dit défendre les droits de «160 blessés, 9 familles de décédés et deux familles de disparus» dans la catastrophe ferroviaire du 21 octobre 2016, apprend-on.

Dans cette deuxième procédure de référé visant à obtenir dans des délais très courts une décision de justice, le collectif VoukengFru-Tougoua demande de «se voir communiquer copies des polices d’assurances contractuelles prévues par la concession ferroviaire», précise la requête qui assigne Camrail et ses actionnaires, Didier Vandenbon (Ex-directeur de Camrail), Cyrille et Vincent Bolloré devant le Juge de référé.

Au cours de cette audience ouverte au tribunal de grande instance de Douala, l’affaire a été renvoyée au 12 juillet 2017 au motif de  «Conclusions des défendeurs» (Camrail et ses actionnaires, etc.) qui exigent à l’accusation (Collectif Voukeng) de fournir la convention de concession entre Camrail et l’Etat du Cameroun, citée par l’accusation, renseigne le quotidien.

Selon Me Tougoua, membre du collectif, «le collectif a produit des écritures à ce sujet, il appartient à Camrail de répondre. Le juge leur a d’ailleurs demandé s’ils ne sont pas parties à cette convention», a-t-il déclaré à la presse. Un argument contrattaqué par la défense. «Nous avons conclu que s’il n y a pas communication de cette pièce (Ndlr: convention de concession entre Camrail et l’Etat du Cameroun), ça veut dire qu’elle n’existe pas dans le dossier. On ne saurait donc pas s’en entrevaloir dans le cadre de cette procédure», conclut le conseil de Camrail par la voix de Me Serge  Zangue.

Du côté de Camrail, cette nouvelle procédure est plutôt mal perçue. «C’est un dilatoire, de la  distraction comme pour le premier référé», dénonce le conseil de Camrail. C’est que, depuis le lancement des procédures d’indemnisations par Camrail, «aucun des dossiers suivis par le collectif Voukeng-Fru-Tougoua n’a connu d’avancée», s’inquiète-t-on à Camrail. Cette situation est toute préoccupante et dommageable pour les sinistrés représentés par ce collectif d’avocats. Conscient de cet état de chose, certains sinistrés se sont désolidarisés dudit collectif et sollicitent désormais une «indemnisation par Camrail en direct, dans les meilleurs délais», révèle une source proche du dossier.

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