Douala: Bientôt des primes pour les quartiers les plus salubres

Les montants que compte remettre Joseph Beti Assomo aux différents Comité d’hygiène dans les quartiers restent indéterminés, mais l’action est prévue pour la fin des grandes vacances.

C’est le mois de juillet. Et généralement en cette période de l’année, il pleut abondamment dans la capitale économique. Les inondations sont donc courantes. Celles-ci trouvent facilement du chemin parce que dans certains quartiers, les habitants s’illustrent par des actes d’insalubrité. Il est donc question pour les autorités de trouver des moyens qui permettraient aux populations de maintenir leur environnement propre. Le gouverneur de la région du Littoral a son idée.
« Je voudrais dire à l’intention des Comités d’hygiène des quartiers que nous allons continuer à suivre leurs efforts et nous allons à la fin des vacances, procéder à un classement de ces comités et une prime d’encouragement sera décernée aux comités qui se seront faits particulièrement distingués », promet Joseph Béti Assomo, le gouverneur de la région du littoral.
Pour autant, cela ne réduit en rien la détermination des pouvoirs publics de la capitale économique à

démolir les maisons qui sont érigées sur les drains, nonobstant les récriminations entendues dans tous les quartiers les plus touchés par les inondations. « Il va falloir détruire sans état d’âme, je dis bien sans état d’âme les ouvrages qui ont été érigés en toute illégalité sur les drains. Nous avons vu les drains carrément enterrés sous les maisons. Nous avons vu toutes ces porcheries, toutes ces toilettes à ciel ouvert. Je demande aux mairies d’arrondissement de les détruire sans état d’âme car ces ouvrages contribuent à provoquer les inondations dans la ville et si on veut que les eaux retrouvent leur passage normal, il faut détruire tout ce qui les encombre sur les drains », déclare le gouverneur pour qui, il n’y a pas dix mille solutions.
Les démolitions constituent à ses yeux la seule et unique voix. Les parents, sous les coups des démolitions, ne pourront pas faire de requête. Au risque de voir l’action des pouvoirs publics être taxé de complaisante.