Distraction de 800 millions au Crédit Lyonnais:Des hauts dignitaires de l’Etat aux abois après la découverte du pot aux roses

Distraction de 800 millions au Crédit Lyonnais:Des hauts dignitaires de l’Etat aux abois après la découverte du pot aux roses

Selon plusieurs informations, la somme de 800 millions Fcfa ayant été virés depuis BNP Paribas il y a plusieurs années et ayant atterri dans les caisses du « feu » Crédit Lyonnais désormais repris par Crédit Agricole ont connus un partage « équitable » entre plusieurs hauts dignitaires de la république soucieux de voir l’acteur principal de cette transaction décéder. Malheureusement pour eux, le pot aux roses désormais découvert, ils ont depuis lors perdu le sommeil et s’apprêteraient à plier bagages pour un exil certain si l’affaire est ressuscitée des cendres dans laquelle elle était enfouie.

Le « rouleau compresseur » qui avait été évoqué lors de la mise aux arrêts et de l’incarcération de Michel Thierry Atangana dans une cellule pour récalcitrant au SED n’a donc pas pu le tuer. Actuellement le Français, après son retour s’y est attelé à auditer d’abord tous ses comptes bancaires gelés depuis 2007 alors qu’il venait d’avoir une décision favorable du juge Pascal Magnaguemabe sur un dossier en instruction qui, par d’autres micmacs de bas de pâquerette verra son ouverture quelques mois plus tard pour aboutir à une condamnation à 20 ans de prison.

Cet audit financier effectué par un cabinet d’expertise français vient donc de découvrir après de forts soupçons depuis des années que 8OO millions ont été partagés entre certains hauts dignitaires de la République du Cameroun. Cet argent, venu directement des comptes de BNP Paribas, dont Michel Thierry Atangana réclame la paternité a été stoppé en plein vol à la succursale de cette banque à Douala où toutes les transactions ont été effectuées.

Si l’enquête et les acteurs de ces découvertes voudraient encore pour l’instant restés prudents en ne dévoilant pas l’identité connues de ceux-ci, tout de même  quelques noms ont pu filtrer à l’instar du Ministre Amadou Ali qui dans une démarche déjà connues à ce jour a cru bon de confondre cet argent avec la mission de récupération des fonds détournés par certains ministres et haut dignitaires de la république qui « dormaient » dans certains paradis fiscaux. Si Me Vergès de regretté mémoire, lui, n’aura pas pu avec son grand aura à l’international apporter une solution à ce problème, comment comprendre qu’un Amadou Ali lui puisse réussir ? Au courant de la disponibilité de cet argent, l’ex-ministre de la justice reconnu dans les écoutes téléphoniques avec d’autres complices qui avaient jadis fomenté le « rouleau compresseur », ont cru bon de « croquer » cet argent avec plusieurs complicités. Malheureusement le forfait est aujourd’hui rattrapé et selon quelques indiscrétions, si la responsabilité et certains actes posés lors de l’exercice des fonctions de Ministres peuvent être détachables, il n’est pas exclu que si des poursuites judiciaires à l’international avec implication au niveau national sont intentées avec la pression encore une fois de plus de la France, ces « bandits » ne puissent rendre gorge. L’on pourrait citer plusieurs cas qui ont jusqu’ici permis de comprendre que personne n’est à l’abri ; encore que si l’actuel plainte déposée dans les tribunaux en France prospère, un très grand nombre d’avoir de certains Ministres cités dans celle-ci en France et dans l’Union Européenne risque d’être scellé et réquisitionné avec à la clé l’interdiction à ceux-ci de remettre les pieds dans cet espace au risque de se voir arrêter. Quel est donc l’avenir ?

Pendant plusieurs années, Amadou Ali a manœuvré afin de faire signer à Michel Thierry Atangana un document devant lui permettre de ne plus poursuivre le Cameroun et n’importe quelle autorité si la grâce présidentielle lui était signée. Lors d’une énième tentative où interviendra un certain Nji Ibrahim, le français les enverra négocier avec les autorités françaises. Pour le « sacrifié de la Françafrique » il n’était aucunement question de renoncer après toutes ses années d’incarcération aux intérêts financiers en jeu dans cette affaire. Les forfaits déjà perpétrés et connus par quelques autorités camerounaises devaient alors être découvert tôt ou tard et c’est ce qui fait craindre à plusieurs d’entre eux.

Le boulet camerounais

Si le Chef de l’Etat Paul Biya a été partiellement mis au courant de tous les aspects de cette affaire Atangana qui pour certains ne se résume qu’aux allégations de certaines pontes du régime ou encore à la signature du décret de grâce présidentielle, il faut noter qu’une autre tournure vient d’être enclenché depuis la libération du Français.

Michel Thierry Atangana très peu connu par la nouvelle génération est celui-là qui possède 13% d’actions du groupe Bolloré Africa Logistics, concessionnaire du rail camerounais, du dragage du port de Douala, etc. A part cela, il possède également 3% dans les actifs d’Orange Cameroun qui vient de voir être propulsé à la tête de la succursale camerounaise une Directrice de nationalité camerounaise.

Aujourd’hui, a part la créance connue de 318 milliards de Fcfa issue des accords entre plusieurs sociétés françaises et l’Etat du Cameroun ; convention signée à Genève et en pleine négociation de remboursement par le Cameroun, il est avéré que c’est Michel Thierry Atangana qui a réussi à faire aboutir la négociation pour le passage du Pipeline Tchad-Cameroun. La contrepartie préalablement négociée avec l’Etat du Cameroun ne lui a jamais été reversée du moins depuis 2007.

Que dire désormais de la foire « Promote » dont la paternité a jusqu’ici été attribuée à Pierre Zumbach. Cette innovation et conception de Michel Thierry Atangana Abega fait la fierté du Cameroun et de certaines administrations publiques. Mais pour tant d’éditions organisées, aucunes contreparties n’a encore été donnée au Français qui attend toujours. N’oublions pas que ce Pierre Zumbach, champion de vol de concept a perdu un procès face à un camerounais sur la paternité de « Ya-Fe » qui contre toute attente a fait l’objet d’une révision de ce roublard en devenant selon lui « New Ya-Fe » désormais mais sans pour autant impliquer le paiement de dommages causés au jeune camerounais qui attend encore. En définitive si Issa Tchiroma Bakary se vante d’avoir été invité en Guinée Conakry pour recevoir un prix pour le compte du Cameroun pour la création d’un système de péage et de pesage qui fait des rentrées d’argent énorme pour notre pays, il a oublié de dire que c’est le Français Atangana qui est à l’origine de cela. Lui qui a jusqu’ici traité avec beaucoup de mépris dans ces différentes sorties médiatiques saura-t-il se rabaisser ou faire la paix.

Le compte à rebours est ainsi enclenché et plusieurs hauts dignitaires du régime Biya conscient de leurs forfaits retiennent leur souffle. Leurs inquiétudes résidant dans le simple fait que si le Chef de l’Etat a déjà flanché et flanche encore face à toutes ces pressions de la France avec qui les relations saines viennent de recommencer, ils ne donnent pas cher leur peau qui devra être sacrifié pour l’intérêt général. Affaire à suivre.

camernews-Franc-Cfa

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