Dieudonné Yebga: « Seul le congrès peut exclure un membre du Manidem »

Président du Manidem.

Votre parti vient d’enregistrer des remous. Quelle en est la cause et quelle situation prévaut ?
Merci pour l’intérêt que vous portez à notre organisation. C’est vrai que le Manidem a connu quelques mouvements, mais c’est aussi ça la vie d’un parti politique. Nous avions prévu une conférence de presse ce 1er août, pour présenter officiellement les résolutions du Comité national de coordination (Cnc) tenu le 29 juillet 2017. Certaines portaient notamment sur le nettoyage de la liste des membres des instances dirigeantes : le secrétariat, le Bureau politique, le Cnc. Une recommandation du Cnc indique que si quelqu’un est absent pendant trois séances consécutives, il doit être suspendu de l’instance dont il fait partie. Certains camarades ont eu d’autres sanctions, et ont été exclus de telle ou telle instance.
Mais pas du parti…
Non, pas du parti. Seul le congrès peut exclure un membre du Manidem. Et pour la situation présente, ces camarades-là ont des voies de recours. Ils peuvent saisir le Cnc par rapport à ce qui leur est reproché, y répondre, et l’instance analysera.
Nous sommes en année pré-électorale. Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour des remous…
Il n’y a pas de moment spécifique pour faire une clarification. Nous pensons au Manidem que nous sommes tous des Camerounais. Et tous les Camerounais aiment leur pays. Certains l’aiment pour ce qu’il leur a donné, d’autres pour ce qu’ils voudraient que le Cameroun soit. Il faudrait qu’en 2018, année électorale, ces deux camps se clarifient.
A quand votre prochain congrès ?
Notre congrès se tient tous les trois ans. Le prochain est prévu en principe pour 2018. Nous y débattrons de plusieurs choses : il faut redéfinir la ligne du parti, éventuellement réviser les textes, il faut éventuellement renouveler les instances dirigeantes, etc. Et s’il y a des contentieux, on les traitera là-bas.