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Diasporas endormies et endormantes africaines, diasporas inconscientes?

Diasporas endormies et endormantes africaines, diasporas inconscientes?

Les diasporas africaines semblent n’avoir pas toujours bien compris ou saisi et embrassé les rôles et responsabilités précieux qui sont les leurs vis-à-vis de l’Afrique ; qu’il s’agisse de la vieille diaspora ou de la récente, les résultats restent les mêmes.

Lorsque la vielle diaspora africaine ne se trouve pas absorbée par les problèmes de survie quotidienne et perd tout intérêt à l’Afrique, elle est plus souvent intoxiquée, désinformée, découragée, désorganisée et déroutée pour rester loin des questions africaines.

Ainsi, le Continent d’où vinrent leurs aïeuls n’a pas une grande importance à leurs yeux ; et c’est pourquoi cette vieille diaspora devient parfois une sorte de réservoir ou de dépôt où l’on pêche certaines têtes que l’on envoie espionner facilement l’Afrique ou aider à sa déstabilisation.
Il est cependant notoire qu’une infime poignée d’intellectuels au sein de cette vieille diaspora font la différence en se posant comme des forces isolées incontournables, prêtes à faire la différence en ce qui concerne les questions inhérentes à l’Afrique.
Quant à la nouvelle diaspora ou diaspora récente, elle est composée la plupart de temps de beaucoup d’aventuriers qui se collent de belles étiquettes qu’ils sont encore bien loin de mériter.

Beaucoup d’organisations diasporiques africaines qui prétendent apporter des changements positifs sur le continent sont plus armées d’outils destructifs et d’autodestruction que de ceux pour construire.

Ces organisations diasporiques parlent de quête de bonheur pour les peuples africains, mais il n’en est rien. Ils vont, font et sont comme des enfants qui jouent avec des choses sérieuses et précieuses. Mais elles demeurent forces de nuisance, de destruction et d’autodestruction luciférienne par essence.
Au sein des diasporas récentes africaines, les actes au quotidien des membres de nombre d’organisations sont plus une savane recouverte d’actes exhibitionnistes et inconscients que conscients.

Tout ceci part d’un constat indéniable des actes indignes des personnes qui se disent sérieuses et se croient en mesure d’apporter, dans un élan collectif, quelque chose de positif aux changements tant attendus sur la Terre-Mère africaine.

Le vrai problème c’est que la prise de conscience réelle et totale des enjeux d’un tel combat en faveur de l’Afrique est encore absente chez beaucoup de ceux-là qui se disent en chemin pour opérer de véritables changements dans leurs pays respectifs.

N’étant personnellement membre d’aucun groupe et n’étant sous la férule d’aucun individu, j’ai appris trop de choses de certains Groupes diasporiques et ceux qui les dirigent.

Des coups-bas douloureux ici, des coups bas atroces en silence par là, des coups bas mortels en souriant à l’autre par derrière, par devant… des médisances, des scènes de jalousie, des montages, des « chiens » dressés pour déstabiliser les autres en catimini…

Et tout œil attentif à tous ces comportements et actes purement à l’africaine se demande ébahi: Est-ce vraiment contre les mauvais systèmes en place dans leurs pays qu’ils se battent? Est-ce pour construire qu’ils n’arrivent jamais à s’entendre et font tout pour se détruisent ainsi ?
Un exemple assez éloquemment ténébreux vient de la diaspora camerounaise. Le Cameroun est le pays africain dont la diaspora a le plus d’Organisations et Associations visant (dit-on) à rendre la vie meilleure aux Camerounais du Cameroun.

Mais le ridicule c’est que tous ces groupes et leurs membres qui se dissent en quête du bonheur du peuple camerounais ont depuis longtemps échoué désastreusement de conjuguer ensemble leurs efforts à cette fin, Ils ont échoué de s’entendre pour défendre les intérêts de leur pays, et excellent plutôt dans la voie d’experts-poseurs de pièges les uns contre les autres en permanence. Ce qui s’est passé au CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et patriotiques de la Diaspora Camerounaise) en est un exemple éloquent.


L’on est parti d’un seul CODE à quatre différents CODEs. Il faudra faire une refonte de tout ce qui existe comme CODEs, et bien d’autres Groupes forts, pour arriver à un seul. Les différentes diasporas africaines doivent se livrer au même exercice. Sans quoi, il faut alors simplement arrêter de berner les peuples.

L’observateur attentif de ces scènes malsaines arrive, malgré lui, à la conclusion que l’effort de la diaspora africaine pour un véritable changement en Afrique est encore au stade enfantin du combat.

Oui, la véritable prise de conscience est encore absente chez nombre de leaders et membres de ces différentes organisations et associations diasporiques.
Pourtant, ces gens en s’entendant et rendant leurs différents groupes plus compacts, leur transféreraient de nouvelles dynamiques, de crédibilité et d’efficacité et en feraient des outils davantage utiles et nécessaires à l’Afrique.

 

 

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