Dialogue national : les organisateurs de la Conférence générale anglophone seront autour de la table

Les dirigeants religieux qui constituent le collège des organisateurs de la Conférence générale anglophone ont accepté l’invitation du PM à participer au grand dialogue national.

Le principal organisateur, le cardinal Christian Tumi, affirme qu’ils veulent désespérément que la paix revienne au Cameroun. Ils ne ménageront aucun effort pour atteindre leur objectif. Il s’est adressé à la presse jeudi après avoir remis un document de 400 pages au chef du gouvernement.

C’est Dieu qui gouverne

« Nous avons tout résumé dans le document que nous avons remis au Premier ministre en deux pages. Nous visons la paix. Tel est notre objectif. Et pour que cela se produise, nous devons savoir que c’est Dieu qui nous gouverne, nous et le monde. Et que chacun d’entre nous rendra compte de ses actes », a dit le Cardinal.

« Nous sommes convaincus qu’au cours de ce dialogue, la vérité doit prévaloir. Par vérité, je veux dire que tout ce que tout le monde dira devrait être d’accord avec ce qu’il pense. C’est la vérité. Si vous dites à quelqu’un quelque chose qui ne correspond pas à votre pensée, vous mentez », a ajouté le prélat.

Faire des concessions en faveur de la paix

Le prêtre a chargé toutes les personnes impliquées dans le dialogue d’être ouvertes à faire des concessions en faveur de la paix. « Nous devons donc être ouverts les uns aux autres. Nous devons tous savoir que tout ce que nous avons à dire en ce qui concerne la vie politique de notre pays n’est qu’une opinion. L’opinion est une affirmation que j’entretiens avec la crainte que l’opinion contradictoire de l’autre puisse être la bonne chose à accepter ».

[InArticle]

« Par conséquent, va-t-il ajouté, nous devrions aussi entamer ce dialogue avec ce que j’appelle l’honnêteté intellectuelle. Quand on est convaincu que ce que l’autre dit est bon pour notre nation, il faut s’incliner ».

Un résumé en 400 pages

« Nous avons remis deux documents au Premier ministre. Nous avons envoyé un questionnaire et environ un millier de personnes ont réagi dans le monde entier. Et nous l’avons résumé pour ainsi dire dans un livre d’environ 400 pages. Mais ce livre n’est qu’un résumé pour ceux qui sont paresseux de lire le grand. Ils peuvent le lire en quelques minutes et avoir une idée de ce qui se trouve dans le livre plus élaboré.

Nous avons remis tous ces documents au Premier ministre. C’est à eux de l’exploiter comme ils l’entendent. Nous avons été invités à la réunion et nous avons accepté. Par conséquent, nous prions donc, en tant que chefs religieux, pour que notre pays retrouve la paix dont elle jouissait. Car des centaines de milliers de nos concitoyens meurent et certains souffrent dans les buissons. Certains meurent de faim, d’autres de maladie. Cela ne devrait pas continuer ».