DEUXIÈME PONT SUR LE WOURI : LE ROND-POINT DEIDO LIBÉRÉ

Le sous-préfet de Douala 1er a procédé jeudi à des démolitions pour faire avancer le chantier.  

Branle-bas aux premières heures  de  ce  29  mars 2018  au  rond-point Deido, avec une opération coup de poing du sous-préfet de Douala 1er, Jean-Marie Tchakui, accompagné des  forces de maintien de l’ordre. La raison d’être de la descente de l’autorité administrative est expliquée par le chef de terre en personne :

« Il s’agissait d’une opération de libération des emprises du rond-point Deido. Les travaux piétinent parce que des gens sont installés sur les emprises et du coup, l’entreprise ne peut pas travailler normalement, dans le respect des délais. » En effet, le rond-point Deido fait partie du projet optimisé de construction du second pont sur le Wouri et cette sortie importante et réaménagée du viaduc doit  être  livrée  en  septembre 2018.

Le groupe sur le terrain s’est donc employé à démanteler la gare routière illégale pour le Sud-ouest et le département du Moungo, située en face de l’ancien établissement de menuiserie connu sous le célèbre nom d’Anflo. Plusieurs véhicules ont été convoyés à la fourrière municipale de Youpwè. Tout comme des espaces marchands de fortune, étals, kiosques, porte-tout, etc. ont été enlevés. Un désengorgement qui s’est poursuivi au prolongement de cette « gare routière », sur la rue longeant la paroisse Cebec de Bonamuduru et la bretelle d’en face. Où des baraquements ont également été détruits.

L’initiative du 29 mars constitue la 3e descente en moins de trois semaines de Jean-Marie Tchakui. Si la première fois a été plus portée sur la sensibilisation, le 2 e tour a vu quelques saisies, mais cette 3 e descente est considérée par le sous-préfet comme « une opération de grande envergure ». Il martèle :« Nous sommes dans une cité et cela veut dire qu’il y a des règles que tout le monde doit observer, sinon la vie devient impossible dans cet espace. Si chacun doit se mettre n’importe où pour vendre n’importe quoi, ça ne marche pas. Il y a des marchés pour cela : marché central, Sandaga, New Deido où les gens peuvent aller vendre. Mais ils préfèrent le faire sur la voie publique. Nous allons y mettre un terme. »

Pour s’assurer que les contrevenants ne reviennent pas s’établir au rond-point, un dispositif mixte de veille police-gendarmerie a été mis en place pour le suivi. Et le chef de la circonscription administrative de Douala 1 er a de son côté fait une promesse : « Je suis prêt à descendre sur le terrain autant de fois que cela sera nécessaire, jusqu’à ce que l’ordre règne au rond-point Deido.

© Cameroon Tribune : Rita DIBA